Le Potentiel (Kinshasa)
11 Novembre 2009
La junte au pouvoir en Guinée va négocier avec le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise guinéenne, la mise en place d'un "gouvernement d'ouverture" mais cette proposition a déjà été rejetée par l'opposition qui exige le départ des putschistes et le jugement des responsables du massacre ...
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Et si Dadis était une victime ?
C’est vrai qu’il y a eu la tuerie du 28 Septembre qui est absolument inadmissible et épouvantable. Mais on ne parle que de ça, sans voir tout ce qui s’est passé depuis l’Indépendance et surtout sans voir tout ce qui se fait pour rétablir la paix et le dialogue dans le pays. Pour le passé, il y a eu la dictature de Sékou Touré avec des pendaisons en public, puis le régime corrompu de Lansana Conté ; mais à ce moment-là ni la France, ni l’Union Européenne, ni l’Union Africaine, ni l’ONU n’ont fait quoi que ce soit, car grâce à cette corruption généralisée on pouvait exploiter les richesses, minières et autres, du pays, sans honte.
Mais quand le Président Moussa Dadis Camara arrive et prétend réviser tous les contrats pour respecter les intérêts légitimes du pays et défendre le bien de la population, alors là les multinationales, et les pays occidentaux qui les soutiennent, ne sont plus d’accord. Et quand cette tuerie arrive, au lieu de pleurer les morts et de chercher les moyens pour que cela n’arrive plus jamais, on a l’impression que certains en sont heureux, pour pouvoir chasser le président et défendre leurs intérêts égoïstes. On parle des droits de l’homme, mais dans le fond on pense à l’or, au diamant et à la bauxite. Et quand en plus le président reçoit de l’argent de la Lybie et signe des contrats avec les Chinois, alors on ne se retient plus, on nomme un médiateur, Blaise Compaoré, président du Burkina Faso. Mais avant même qu’il commence son travail, on a déjà décidé que le président Moussa Dadis doit s’en aller, de même que tout le CNDD (Comité National pour le Développement et la Démocratie ).
On veut un gouvernement d’unité nationale, mais avec qui ? Les partis politiques sont tous unis contre Dadis. Mais dès que celui-ci sera parti, ils vont se battre entre eux, c’est sûr. La plupart n’ont même pas de programme. Comment faire un gouvernement d’unité nationale avec les chefs des partis politiques qui pour la plupart sont des anciens premiers ministres de Lansana Conté qui ont mis le pays à plat et fait preuve de leur incompétence.
Père Armel Duteil
Et si Dadis était une victime ?
C’est vrai qu’il y a eu la tuerie du 28 Septembre qui est absolument inadmissible et épouvantable. Mais on ne parle que de ça, sans voir tout ce qui s’est passé depuis l’Indépendance et surtout sans voir tout ce qui se fait pour rétablir la paix et le dialogue dans le pays. Pour le passé, il y a eu la dictature de Sékou Touré avec des pendaisons en public, puis le régime corrompu de Lansana Conté ; mais à ce moment-là ni la France, ni l’Union Européenne, ni l’Union Africaine, ni l’ONU n’ont fait quoi que ce soit, car grâce à cette corruption généralisée on pouvait exploiter les richesses, minières et autres, du pays, sans honte.
Mais quand le Président Moussa Dadis Camara arrive et prétend réviser tous les contrats pour respecter les intérêts légitimes du pays et défendre le bien de la population, alors là les multinationales, et les pays occidentaux qui les soutiennent, ne sont plus d’accord. Et quand cette tuerie arrive, au lieu de pleurer les morts et de chercher les moyens pour que cela n’arrive plus jamais, on a l’impression que certains en sont heureux, pour pouvoir chasser le président et défendre leurs intérêts égoïstes. On parle des droits de l’homme, mais dans le fond on pense à l’or, au diamant et à la bauxite. Et quand en plus le président reçoit de l’argent de la Lybie et signe des contrats avec les Chinois, alors on ne se retient plus, on nomme un médiateur, Blaise Compaoré, président du Burkina Faso. Mais avant même qu’il commence son travail, on a déjà décidé que le président Moussa Dadis doit s’en aller, de même que tout le CNDD (Comité National pour le Développement et la Démocratie ).
On veut un gouvernement d’unité nationale, mais avec qui ? Les partis politiques sont tous unis contre Dadis. Mais dès que celui-ci sera parti, ils vont se battre entre eux, c’est sûr. La plupart n’ont même pas de programme. Comment faire un gouvernement d’unité nationale avec les chefs des partis politiques qui pour la plupart sont des anciens premiers ministres de Lansana Conté qui ont mis le pays à plat et fait preuve de leur incompétence.
Père Armel Duteil