Le débat d'AllAfrica:
 Liberia's Future

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L'opinion:

Forum AllAfrica : Comment préserver la paix difficilement gagnée au Libéria ?

La France a promis la semaine dernière d'aider la Présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, à redresser son pays qui sort d'un conflit qui a duré un quart de siècle. Cette semaine, elle effectue une visite officielle aux Etats-Unis où le Congrès est en train d'étudier une augmentation de l'aide au développement. Malgré les ressources dont le pays dispose, comme le caoutchouc, le bois ou les diamants, le Libéria est au bord du gouffre. Et Ellen Johnson Sirleaf doit faire des choix difficiles. Les législateurs américains doivent décider s'ils doivent ratifier la nouvelle proposition d'aide de 50 millions de dollars (US), approuvée par le Comité du Congrès des Affaires Etrangères la semaine dernière,  ou l'augmenter.

Donnez votre avis et invitez vos amis à participer au débat ! La Communauté internationale doit-elle retirer les sanctions qui empêchent le Libéria d'exporter des matières premières ? Quel doit être le rôle des USA ? Quelles doivent être les priorités de Mme Sirleaf ?


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Le Libéria a encore du chemin à parcourir pour parvenir à la stabilité. La légitimité démocratique de Mme Sirleaf peut lui permettre de fédérer toutes les forces du pays pour mener à bien sa mission. L'urgence est de rétablir les minimas: eau, électricité...et ramener l'espoir.
L'efficacité de l'aide internationale est aujourdh'ui contesté. C'est souvent des promesses non tenues ou bien des financements trop conditionnés. L'Afrique doit avoir le courage de rompre avec BM ou genre FMI et définir sans complaisance ses options de développement et s'y engager résolument. 40ans d'échecs d'ajustement doit nous faire prendre conscience de nos responsabilités.
Le Libéria bénéficie de la vigilance de l'UA contre d'éventuels troubles. Mme Sirleaf doit s'atteler à consolider cet acquis, assainir l'environnement des affaires et attirer les investisseurs . [ texte en entier ]

Saliou Diop, Dakar, Sénégal, 18 Mars 2006


La première menace qui pèse à mon avis sur les épaules de notre première présidente africaine est celui des ressources minières et forestières dont regorge le sous-sol de son pays. Ces même ressources que les observateurs internationaux désignent comme la voie du salut du Libéria est à mon avis une malédiction pour un pays qui tente de se relever de plus d'une décennie de guerre civile, et où des reliquats de factions dissidentes pourraient facilement être manipulés pour asseoir une mainmise de l'Occident sur les ressources du pays, comme cela a été le cas dans d'autres pays ouest africains avec un avenir prometteur (notamment, la Côte d'Ivoire).
Il est certain que l'histoire du Libéria n'est pas similaire à celle des anciennes colonies françaises ou anglaises du continent, mais les convoitises et la cupidité occidentales restent les mêmes. La tactique du "diviser pour mieux régner" est aujourd'hui plus que jamais pratiquée. Si le Libéria se retrouvait la cible des jeux d'intérêts de l'Occident (dont Mme Johnson Sirleaf cherche présentement l'appui), ce serait la fin du germe d'un meilleur avenir pour le Libéria, avant même qu'il n'ai eu une chance d'éclore, et ceci serait à mon avis bien dommage. [ texte en entier ]

Arame Tall, Genève, Suisse, 17 Mars 2006


Madame Sirleaf doit avoir le courage d'extrader Taylor, de s'éloigner du clan Taylor parce qu'il faut que la justice se fasse. Autrement, tout peut recommencer car Taylor a juré qu'il reviendrait à Monrovia et il a toujours les moyens et des amis comme Compaoré et autres pour cela.
Il faut un grand nettoyage et là le travail de reconstruction pourra commencer avec l'aide de la communauté internationale. On sent que Mme Sirleaf hésite (un jour elle dit que le dossier Taylor est secondaire et le lendemain, elle dit le contraire) mais si les partenaires l'assurent qu'elle ne risque rien à l'extrader, ce sont les gens qui ont tant fait souffrir le pays et la sous-région qui vont trembler et qui seront mis au ban de la communauté internationale et on aura enfin la paix dans la sous-région. [ texte en entier ]

Claude YABRE, Ouagadougou, 16 Mars 2006


Et voilà que nous ressassons la vieille chanson du nègre en détresse: "Pahdon missié le blan, édé nou pauv noir sinon nous va mourir de faim..."
Mais quand alors arrêterons-nous de pleurnicher et prendre en main notre destinée?
Aujourd'hui vous en appelez à l'aide occidentale, sachant très bien qu'elle est toujours suivie de manipulations néo-colonialistes.
Demain, vous vous en lamenterez de nouveau. Incroyable!

Ekokoi, Libreville, Gabon, 16 Mars 2006


Je pense que la Grande Dame du Libéria et de l'Afrique devrait être soutenue par non seulement les nations occidentales mais également par les pays africains, surtout les voisins. En effet, comment pourrait -elle réussir si le désordre et l'insécurité continue de régner en Côte d'Ivoire, en Guinée et dans une moindre mesure en Sierra Leone. Madame, l'avenir de la Mano River est entre vos mains, puisse Dieu vous venir en aide.

Sangaré Fadoundou, Korogho, Côte Ivoire 15 Mars 2006


Je suis de ceux qui croient à la capacité de redressement économique de Ellen. Je me dois l'espoir qu'elle fera son mieux pour mieux conduire les destinées de ce pays. Pour se faire doit être soutenue par les grandes puissances comme les US, la France et la Grande Bretagne. Les USA doivent lui garantir un soutien indéfectible. Et puis les Nations Unies doivent lever maintenant les sanctions pour permettre le retour du Liberia dans le concert des grands exportateurs des matières précieuses, qui sans doute lui permettre de rétablir son économie.

Diallo Aboubacar Akoumba, journaliste, Guinée-Conakry 15 Mars 2006


Madame Ellen doit d'abord compter sur son instinct féminin. Elle doit se considerer comme la mère d'une grande nation qui est le Libéria;
Ensuite, chercher à gagner la confiance du peuple. Pour se faire il faut d'abord connaitre les aspirations immédiates du peuple, les satisfaire du moins même partiellement si les moyens ne permettent pas ; ensuite élaborer une politique idéale.

PAMY GUY MOISE, RD CONGO, 15 Mars 2006




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