La présidente par intérim du Gabon, Rose Francine Rogombé, a déclaré que le délai pour l'organisation de la présidentielle pourrait dépasser les 45 jours légaux pour atteindre 60 jours. C'est dans ce contexte que le gouvernement a soumis aux acteurs politiques un calendrier d'opérations pré-électorales en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'a pas été fixée.
Le délai pour l'organisation de la présidentielle qui désignera le successeur d'Omar Bongo à la tête du Gabon pourrait dépasser les 45 jours légaux pour atteindre 60 jours, a déclaré, hier jeudi 2 juillet, la présidente par intérim Rose Francine Rogombé à RFI. D'après la Constitution, le scrutin doit avoir lieu 45 jours au plus tard après la prise de fonction du président par intérim, intervenue le 10 juin 2009, sauf «cas de force majeure».
«S'il se trouvait que les 45 jours ne suffisent pas, on pourrait voir avec la Cour constitutionnelle, avec les institutions qui sont autorisées à constater le cas de force majeure», a-t-elle déclaré. Selon elle, le délai doit être «pas trop court parce qu'il ne faut pas donner l'impression qu'on veut bâcler et pas trop long, sinon on rentrerait dans l'illégalité».
OPERATIONS PRE-ELECTORALES
Interrogée sur l'option d'un délai porté à 60 jours prônée par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir, parti du président défunt), Mme Rogombé a répondu: «Oui, on peut».
Dans le même registre de préparatifs électoraux, le gouvernement gabonais a, selon une source officielle, soumis aux acteurs politiques un calendrier d'opérations pré-électorales, incluant une révision des listes du 4 au 14 juillet 2009, en vue du scrutin présidentiel anticipé dont la date n'a pas été fixée.
Le ministre de l'Intérieur, Jean-François Ndongou, dont le département est chargé de préparer les élections, a rencontré, le mercredi 1er juillet 2009, la classe politique «pour discuter d'un chronogramme élaboré dans le cadre de notre travail administratif», a déclaré un responsable de son cabinet. Il leur a proposé le traitement des listes électorales (15-17) suivi de l'examen d'éventuelles réclamations (18-20) avant leur remise officielle, le 28, à la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cénap).
Tout compte fait,les Gabonais devront mettre tout le sérieux pour les opérations pré-électorales de manière à organiser une présidentielle libre et démocratique susceptible de préserver la stabilité et l'unité du Gabon.