Hier le 15 décembre, date retenue par certains observateurs pour l'expiration de l'ultimatum des Etats-Unis sur la rééligibilité de Madagascar à l'AGOA, Niels Marquardt a effectué une descente dans le district d'Anjozorobe où il a déclaré que les programmes qui ont déjà obtenu le financement du gouvernement américain continuent. A Anjozorobe par exemple, l'ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar a visité les activités de PMI (Initiative du Président Américain contre le Paludisme). La contribution du gouvernement des Etats-Unis à la lutte contre le Paludisme à Madagascar s'élève cette année à 16,7 millions USD, à laquelle s'ajoutent 29,9 autres millions USD en vue d'aider les communautés à améliorer leur état de santé et de nutrition.
Echéance. Malgré la continuité prônée par le gouvernement américain dans l'exécution de ses programmes, Niels Marquardt n'a pas caché son pessimisme sur la rééligibilité de Madagascar à l'AGOA. « Je suis pessimiste que l'AGOA soit renouvelé pour Madagascar. », déplorait l'ambassadeur des Etats-Unis, lorsqu'il a été interrogé par les journalistes en marge de ses déplacements à Anjozorobe. Niels Marquardt de mettre les points sur les « i »: « La date du 15 décembre a été fixée comme une échéance pour la formation du gouvernement consensuel et inclusif. Actuellement, les conditions ne sont pas très propices pour la mise en place de ce gouvernement. » L'ambassadeur des Etats-Unis d'enchaîner: « Quant à la rééligibilité de Madagascar à l'AGOA, le président Barack Obama sortira avant le 31 décembre 2009 la liste des pays qui bénéficieront de ce programme durant l'année 2010. »
Le plus vite possible. « C'est malheureux », a par ailleurs réagi l'ambassadeur des Etats-Unis par rapport à la mesure d'interdiction d'entrée du territoire infligée par l'autorité de fait de Andry Rajoelina aux délégations des 3 mouvances. Pour Niels Marquardt, il faut trouver les conditions permettant à ces délégations de rentrer le plus vite possible. En fait, les Etats-Unis adhèrent à la position de la communauté internationale qui exclut l'éventualité d'une transition unilatérale qu'envisagent de mettre en place Andry Rajoelina et son équipe. Cette transition unilatérale qui sera formalisée par la formation du fameux gouvernement militaro-civil ne bénéficiera jamais de la reconnaissance internationale. La communauté internationale préconise toujours la mise en application des Accords de Maputo et de l'Acte Additionnel d'Addis-Abeba.