Les bandits n'attendent plus la nuit pour commettre leur forfait. Un domicile de commerçants chinois a été attaqué par cinq hommes armés, hier. Les attaques à main armée se multiplient à l'approche des fêtes de fin d'année. Le domicile de deux commerçants chinois sis à Nanisana-Iadiambola a été visité par cinq hommes armés, hier. L'agent de sécurité, la seule personne présente sur le lieu après le départ de ses employeurs, a été assommé par les malfaiteurs. Conduit à l'hôpital, il a pu regagner son poste, quelques heures plus tard.
Riposte rapide
« Je ne sais pas comment décrire la scène parce que les malfaiteurs m'ont pris au dépourvu. Ce sont les voisins qui m'ont conduit à l'hôpital », déclare l'agent de sécurité. « Fort heureusement, ils n'ont pas pu pénétrer dans la maison même s'ils ont tenté de défoncer la porte d'entrée », se réjouit-il.
Vers 8 heures du matin, les bandits armés de fusil ont fait irruption dans l'enceinte. « Ils ont dû escalader la clôture, sinon le garde aurait remarqué leur entrée », raconte un voisin. Ce dernier fut alerté par un bruit étrange qui se produisait à l'intérieur et a averti ses pairs. L'intervention ne se fait pas attendre. Les bandits ont pris la fuite.
Les actes de banditisme semblent s'intensifier dans la capitale, depuis quelques jours, pour ne citer que les trois cas qui ont le plus marqué la semaine. En effet, une bande armée a attaqué un couple dans leur maison à Anosibe, dimanche. Une somme de 120 000 ariary a été volée. Lundi, une épicerie était la proie des malfaiteurs armés à Avaradoha. L'un des plus importants est l'attaque survenue au bureau des postes à la cité des 67ha sud, mardi.