Addis Abéba, Ethiopie — Les autorités éthiopiennes et djiboutiennes vont se rencontrer le 8 février à Addis Abéba pour trouver une solution au problème posé par la décision de l'administration du Port de Djibouti d'augmenter depuis le 15 janvier de 150 pour cent la taxe portuaire.
Le vice-ministre éthiopien des Transports et des Communications, M. Ayenew Bitewlin, que cite le service d'information gouvernemental, a indiqué que l'augmentation tarifaire imposée par la société "Dubai Port International", (DPI), qui dirige le port de Djibouti, "n'avait pas été ratifiée par le gouvernement djiboutien ni portée à la connaissance du gouvernement éthiopien".
M. Ayenew a expliqué qu'aux termes de l'accord de 1999 entre l'Ethiopie et Djibouti, ce dernier pays doit d'abord s'entretenir avec Addis Abéba avant de procéder à des ajustements tarifaires.
Il a précisé que le gouvernement avait appris cette augmentation à travers les circulaires envoyées par le DPI aux transporteurs et agents de fret à Addis Abéba.
L'Ethiopie a rejeté cette augmentation tarifaire (de 1 dollar à 2,5 dollars américains par tonne de marchandises en transit), prétendant que cette mesure avait violé l'accord de 1999 conclu avec Djibouti avant que la gestion du port ne soit confiée au DPI.
Pays enclavé, l'Ethiopie a continué d'utiliser les ports d'Assab et de Massawa, dans la Mer Rouge, qui appartiennent à l'Erythrée, après que son ancienne province a opté pour l'indépendance en 1993.
Addis Abéba a été contraint par la suite de se tourner vers le port de Djibouti pour pouvoir importer et exporter des marchandises, à la suite du conflit frontalier qui s'est déclaré avec l'Erythrée en 1998.
Comments Post a comment