Addis Abeba, Ethiopie — Le nouvel accord tarifaire signé à Addis Abeba entre les autorités éthiopiennes et djiboutiennes compétentes semble avoir apaisé la vague de protestations soulevée par la communauté éthiopienne des affaires contre l'augmentation de tarif annoncée par Djibouti.
Celle-ci aurait en effet pu coûter 170 millions de dollars supplémentaires par an au pays.
L'accord prévoit une augmentation de 200 pour cent de la taxe sur les véhicules, le fret en conteneur, tout le fret en gros, le riz, la farine, les céréales, les boissons alcoolisées, le tabac et le ciment, alors que le tarif fixe d'un dollar US qui était prélevé sur chaque tonne d'engrais, de médicaments et de carburant restera inchangé.
Les analystes économiques qualifient de "justes" les modifications du nouvel accord.
Le but de l'augmentation de tarif introduite par les nouveaux responsables port -l'Autorité du Port International de Dubaï- est de "réajuster les droits prélevés par le port par rapport au service fourni".
La nouvelle donne ainsi induite a donné lieu, dans la presse locale, au commentaire suivant: "Etant donné que presque toutes les importations et les exportations de l'Ethiopie passent par ce port, Djibouti détient la ligne de survie de l'Ethiopie. Le port a non seulement une importance économique pour l'Ethiopie, mais aussi une importance politique et il représente aussi un enjeu pour la sécurité. Par conséquent, tout événement qui affecte le fonctionnement du port a inévitablement un impact sur l'Ethiopie".
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