20 Février 2001
Port Louis, Ile Maurice — Le ministre mauricien des Affaires étrangères, Anil Gayan et son homologue seychellois, Jeremie Bonnelame, ont discuté ce week-end, de la volonté des Seychelles de rejoindre la Zone de libre échange du COMESA. Selon les informations reçues à Port Louis, Gayan qui est le président en exercice du Conseil des ministres du COMESA, était accompagné du Secrétaire général adjoint du COMESA, Sindiso Ngwenya. Le ministre mauricien a indiqué à la presse avant la réunion, que les résultats des discussions avec Bonnelame devraient confirmer la volonté de Seychelles d'adhérer à l'Accord de libre échange qui devrait être appliqué avant le 1er juin 2002. Il a souligné que les Seychelles avaient exprimé l'année dernière, leur intention d'adhérer à la Zone de Libre Echange. L'accord de libre échange appelle à la levée des droits de douane sur les produits des pays membres du Marché Commun de l'Afrique Orientale et Australe. "Il serait dans l'intérêt des Seychelles d'adhérer à la Zone de libre échange du COMESA car les études ont montré que cela n'entraînerait pas de pertes de revenus pour le pays, et ceci permettrait même aux Seychelles d'entrer dans un marché de près de 300 millions de personnes dans la région d'Afrique Orientale et Australe", a dit Gayan. Il a aussi souligné qu'en rejoignant l'accord de libre échange du COMESA, les Seychelles seraient dans une meilleure position de compétir sur le marché mondial, en particulier maintenant que l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) cherche à promouvoir une libéralisation complète des échanges au niveau mondial. Prenant l'exemple du thon, la principale exportation des Seychelles vers le marché européen, Gayan a indiqué qu'avec la Libéralisation totale des échanges par l'OMC, le thon des Seychelles sera en compétition avec d'importants producteurs tels que l'Indonésie, qui selon lui, vendrait ses produits à des prix plus compétitifs. "Pour protéger son marché de telles menaces, les Seychelles ont besoin d'intégrer la Zone de Libre Echange du COMESA car cela garantirait au pays un marché pour ses produits et ceci, avec moins de concurrence", a indiqué Gayan à la presse. "Ce processus d'intégration se passe partout dans le monde, où des pays se regroupent pour faire face à la menace de la mondialisation", a encore dit M.Gayan.
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