Mbabane, Swaziland — Le rédacteur en chef du "Times of Swaziland" a été cité à comparaître en qualité de témoin et s'est présenté devant le juge Sabelo Mngomezulu, à Mbabane, dans un procès ouvert contre six syndicalistes accusés d'outrage à la cour.
Les responsables syndicaux sont accusés d'être passés outre une décision du tribunal du travail qui avait déclaré illégale une grève générale de deux jours qu'ils avaient décrétée l'année dernière.
Dlamini n'avait pas eu d'autre choix que de venir témoigner contre les syndicalistes, soumettant ainsi à rude épreuve, son sens de la déontologie professionnelle. Il s'était défendu en disant que le refus d'un témoin de déférer à une citation à comparaître, constitue une infraction pénale.
Il avait été contraint de témoigner au sujet d'un article, paru dans l'édition du 13 novembre 2000 du "Times of Swaziland" et contesté par l'avocat de la défense, Dave Smith.
Le journal a indiqué que le tribunal du travail avait déclaré illégale la grève de deux jours décidée par la Fédération des Syndicats du Swaziland (SFTU).
Il avait également mentionné que le secrétaire général de la SFTU, Jan Sithole, avait annoncé, dans une déclaration faite dans les locaux du Times, que la grève était maintenue.
Au cours de son témoignage, le rédacteur en chef avait indiqué répondant aux questions du chef du parquet, Lincoln Ng'arua, qu'il estimait que les articles étaient justes, d'autant plus qu'ils n'avaient selon lui, suscité aucune contestation.
Ng'arua avait aussi demandé au rédacteur en chef comment un journal choisit ses titres. Dlamini avait répondu qu'ils s'inspirent du contenu des articles.
Il a indiqué à ce propos qu'il était satisfait du titre de l'article du 13 novembre qui annonçait que la FSTU et la SNAT avaient déclaré que leur mouvement était maintenu.
A la question de savoir s'il était arrivé que le journal "se trompe", Dlamini a répondu que cela arrive à tous les journaux, ajoutant qu'il existe un "Ombudsman" (médiateur) qui, lorsqu'il avait la conviction que l'article était basé sur une erreur, décidait de son retrait.
Cette procédure judiciaire visait Sithole et les dirigeants de l'Association nationale des Fonctionnaires (SNAT) ainsi que Nhlanhla Gama de la SFTU, indique-t-on.
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