Mbabane, Swaziland — Les législateurs swazis ont recommandé au gouvernement de cesser d'allouer des fonds aux campagnes d'informations sur le VIH/SIDA.
Ils estiment qu'au lieu de réserver des fonds spéciaux pour financer ces campagnes de sensibilisation, le gouvernement devrait plutôt consacrer ses ressources à l'achat de médicaments pour les personnes déjà infectées par le virus.
Durant ces dix derniers mois de l'exercice 2000/2001, le Comité technique de gestion de la crise du VIH/SIDA qui coordonne tous les efforts de lutte contre la pandémie, a dépensé près de 2,5 millions d'Emalangeni (la monnaie locale), d'après le rapport du commissaire aux comptes.
La majeure partie du travail du comité a consisté à élaborer une stratégie nationale.
Les 18 membres du comité, dont deux seulement sont des employés à plein temps, ont reçu un financement de quatre millions d'Emalangeni pour les activités du comité durant l'exercice fiscal 2000/2001 qui s'achève le 31 mars.
A la fin du mois de janvier 2001, il avait dépensé 2 millions 475.186 E.
Au vu de ces dépenses effectuées sur une période de 10 mois, le gouvernement a suspendu les activités du comité et a placé cette commission sous la responsabilité du cabinet du Premier ministre.
La structure était initialement sous l'autorité du vice Premier ministre.
Christabel Motsa son président a déclaré que le comité avait été informé de cette décision, peu après l'annonce du budget annuel de l'Etat pour le prochain exercice. 13 millions d'Emalangeni ont été affectés à la lutte contre le Sida.
Ces fonds seront toutefois conservés par le ministre de la Santé et de la Protection sociale. Les services du Premier ministre se sont dit inquiets des dépenses excessives que le comité fait de ces fonds publics.
Face à l'urgence que représente le VIH/SIDA au Swaziland, le Comité technique de gestion de la crise a été critiqué pour son manque d'efficacité.
Durant ces deux dernières années, le VIH/SIDA a été déclaré péril national au Swaziland. Les statistiques révèlent que le taux d'infection au VIH dans le pays, est passé de 25 pour cent à 34 pour cent.
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