3 Avril 2001
Libreville, Gabon — Le président du Comité national olympique (CNO) du Gabon, Fidèle Waura, candidat à la présidence de l'Association des comités olympiques nationaux d'Afrique (ACNOA), a déclaré mardi à Libreville au cours d'une conférence qu'il envisageait de "réhabiliter l'image de l'Afrique" s'il était élu à la présidence de l'ACNOA.
"Nos ambitions pour le Gabon et l'Afrique ne se limitent pas à une simple conquête du pouvoir. Le candidat du Gabon que je suis, et beaucoup de responsables de notre mouvement ont compris qu'il fallait rompre avec les méthodes de gestion approximative qui nous discréditent depuis longtemps", a-t-il affirmé.
M. Waura, qui lançait officiellement sa campagne à la tête de l'ACNOA, a indiqué qu'il appliquera au sein de cette structure les recettes qui lui ont permis de bien gérer le sport, tant au Gabon, que dans les associations continentales et mondiales.
Ses recettes sont la rigueur dans la gestion, la transparence dans l'action et le travail d'équipe dans la conception et l'exécution.
"Je pense qu'il n'y a pas d'autres recettes pour réussir en sport", a-t-il réncheri.
Soulignant que le 3ème millenaire est celui de l'excellence, il a dit que cette contrainte le poussera à privilégier la circulation de l'information au sein de l'ACNOA et à l'extérieur, en direction des médias et des dirigeants africains.
Le candidat du Gabon introduira également dans son plan d'action la formation des cadres, des athlètes et le financement des compétitions en Afrique afin d'alléger les charges des gouvernements et améliorer en même temps le sort des sportifs.
Il a souligné que les différentes actions qu'il compte entreprendre devront permettre au mouvement olympique africain d'occuper une place de choix au sein du Comité international olympique (CIO).
Il a précisé que "ce retour en force au sein du CIO arrêtera à coup sur les mouvements de division observés malheureusement dans le mouvement sportif".
Le poste de président de l'ACNOA est assuré par un intérimaire depuis l'exclusion en 1999 du congolais Jean-Claude Ganga par le CIO, suite au scandale financier des jeux d'hiver de Salt Lake City, aux Etats-Unis.
Des élections avaient été prévues en 1999 en marge des Jeux africains de Johannesburg, en Afrique du sud, mais pour de multiples raisons, la majorité des membres avait préfèré confier au général Nyangwero de l'Ouganda d'assurer l'intérim du mouvement jusqu'à l'assemblée générale qui se tiendra à Mombassa, au Kenya, en juin prochain.
La candidature de Waura a reçu l'aval de son gouvernement en 1999. Pour la campagne 2001, le CNO est reparti présenter son dossier de candidature au ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports, Dniel Ona Ondo, qui l'a soutenu et devra le présenter au conseil des ministres pour bénéficier à nouveau de l'appui du gouvernement.
Sur le plan international, Waura a séjourné à Lausanne, en Suisse, en vue de présenter sa candidature aux responsables du CIO.
En janvier, il avait entrepris un périple africain au cours duquel il s'est entretenu avec des responsables du mouvement olympique africain du Cameroun, du Sénégal, de Gambie, du Kenya et du Togo qui, dit-on, soutiennent sa candidature.
"Tous les responsables contactés à ce jour ont compris les enjeux de ces élections et ont décidé de faire bloc derrière le Gabon qui semble le mieux placé aujourd'hui pour défendre les intérêts du mouvement olympique en Afrique", a-t-il dit.
En outre, M. Waura a déclaré ne pas avoir d'inquiétudes au sujet d'un éventuel "clivage" entre francophones et anglophones, affirmant que les africains ont compris que le plus important aujourd'hui, c'est la bonne gestion de l'ACNOA pour le prestige de l'Afrique vis-a-vis des autres continents.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2001 Panafrican News Agency. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.