Addis Abéba, Ethiopie — Le gouvernement éthiopien a dénoncé le dernier protocole d'accord scellé entre l'Erythrée et la Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée (MNUEE) qui prévoit le retour de la milice et de la police érythréenne dans la région frontalière, a-t-on appris de sources officielles.
L'Ethiopie a qualifié ce protocole d'"irrationnel et de partial" qui "constitue une violation" de l'esprit des accords que les deux parties ont signé à Alger en juin et décembre 2000 mettant fin à leur conflit frontalier.
"C'est un accord potentiellement dangereux, passé en violation des accords d'Alger", a déclaré le bureau éthiopien de coordination en charge du maintien de la paix avec la MNUEE dans un communiqué publié dimanche par l'Agence officielle de presse.
"Tout le monde, y compris la MNUEE, devrait savoir que l'Erythrée doit encore réorganiser ses troupes puisque celles qui sont déployées dans la TZS sont composées d'unités de l'armée régulière déguisées en milice", dit le texte.
Selon ce communiqué, la partie éthiopienne a, de manière persistante, fait part de ses préoccupations, soulignant que la police et la milice érythréenne, qui retournent dans la TSZ, devraient maintenir la composition, la structure de commandement et la position qu'elles avaient avant le début du conflit.
"Mais, en violation de l'accord, le gouvernement érythréen s'apprêtait à infiltrer des éléments de ses services de renseignements dans la zone, déguisés en forces de police et d'une milice", a ajouté le bureau.
Il a en outre reproché au protocole signé la semaine passée "de n'avoir pas spécifié le nombre exact de policiers et de miliciens qui doivent retourner dans la TSZ".
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