Dakar, Sénégal — Les autorités érythréennes ont rejeté jeudi les allégations selon lesquelles elles interdiraient aux éléments de la force de maintien de la paix de l'ONU l'accès à une zone tampon délimitée pour superviser le processus de paix entre l'Erythrée et l'Ethiopie.
Dans un communiqué, la Commission érythréenne pour la coordination avec la Mission des Nations Unies en Ethiopie et en Erythrée (MNUEE) a indiqué que ses enquêtes sur le terrain ont révélé qu'il n'y a eu aucune friction entre les autorités érythréennes et celles de la MNUEE.
La commission réagissait à un communiqué de la MNUEE publié au début de la semaine et qui faisait état de restrictions de sa liberté de mouvement par l'Erythrée, et en faisant allusion à un incident survenu sur la route qui relie Mendefera à Tserona.
"Les vérifications qui ont été faites avec, entre autres, des discussions avec des officiers de liaison de la MNUEE, ont montré qu'aucun véhicule de la MNUEE n'a tenté d'emprunter la route Mendefera-Tserona le 3 mai 2001. Par conséquent, aucun incident n'est survenu sur cette route", indique le communiqué.
Les autorités d'Asmara ont fait remarquer que la route en question "n'était ni la principale, ni celle qui mène à la Zone de sécurité temporaire (ZST), comme indiqué par la MNUEE".
Elles ont ajouté que la MNUEE n'a en fait jamais utilisé la route Mendefera-Tserona pour accéder à la ZST.
Le communiqué a maintenu que près de 80 pour cent des protestations faites par la MNUEE concernaient des points de contrôle se trouvant en dehors de la ZST, tels que Durco, Tegiren et Kudo Felassi, près de 65 km de la frontière.
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