Bujumbura, Burundi — Dix officiers supérieurs de l'armée régulière, trois dirigeants religieux, deux représentants de la société civile ainsi que deux notables burundais devraient se rendre le 23 mai à Arusha, pour des consultations avec le bureau de la médiation sur la question de la présidence de la transition, indique-t-on de source officielle à Bujumbura.
Le texte de l'invitation est signé par le juge Mark Bomani, l'un des principaux conseillers du médiateur dans le conflit burundais, l'ex-président sud-africain, Nelson Mandela.
Il fait également appel à deux représentants par parti politique, au sein du G10, un groupement de dix partis d'obédience tutsi (ethnie minoritaire).
Les Burundais rappelle t-on, sont divisés sur les trois candidatures à la magistrature suprême durant la transition.
Cette divergence empêche le début de mise en application des dispositions de l'accord de paix inter burundais, en souffrance depuis sa signature il y a huit mois par les 19 protagonistes du conflit, rappelle-t-on.
Ces prétendants à la direction de la transition sont l'actuel chef de l'Etat, le major Pierre Buyoya, candidat avec l'appui limité de son parti, l'Unité pour le progrès national (UPRONA), le colonel Epitace Bayaganakandi, soutenu par un collectif de huit petites formations politiques, et l'ex- président burundais, le colonel Jean-Baptiste Bagaza.
Plusieurs tentatives pour départager ces candidats ont jusqu'ici échoué, malgré l'implication des chefs d'Etat de la sous-région dont le dernier sommet, le quatorzième, s'est tenu sans succès le 28 février dernier à Arusha.
Aucun représentant du gouvernement en place n'est d'ailleurs disposé à se rendre à Arusha le 23 mai prochain, a-t-on appris d'une source officielle qui a requis l'anonymat.
"La priorité du moment n'est pas de chambarder les institutions en place avant la fin des hostilités", a affirmé cette source.
On rappelle que des rencontres similaires à celle envisagées à Arusha, avaient eu lieu récemment à Johannesburg avec le médiateur Mandela, sans pour autant que les protagonistes burundais parviennent à un quelconque compromis au sujet de la personnalité devant diriger la transition politique.
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