Peter Kahl
21 Mai 2001
Gbarlatuah, Liberia — Les efforts des organismes humanitaires pour reloger quelque 50.000 personnes déplacées dans leur propre pays se sont intensifiés au cours du week-end dernier, avec l'utilisation de plusieurs camions pour transporter les réfugiés vers de nouveaux centres d'hébergement.
Les camions, dont certains portaient l'emblème de l'Union européenne, ont fait plusieurs allers et retours par jour afin d'évacuer des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Ces derniers avaient trouvé refuge dans les camps de fortune surpeuplés de Salayea, le dernier district sûr du Comté de Lofa, à quelque 210 km au nord-est de Monrovia.
Ces personnes déplacées dans leur propre pays sont relogées dans des mairies, des écoles et des bâtiments abandonnés couverts de plastique à Gbarlatuah, à Belefania et dans l'Institut central de recherche agricole (CARI) de Suacoco, dans la région de Bong County, au centre du pays.
Les personnes déplacées avaient été logées dans des camps de fortune qui ne disposaient pas de structures de santé de base, de nourriture et d'eau nécessaires.
Les autorités libériennes leur auraient apparemment interdit de traverser le fleuve St Paul pour se rendre dans le Comté de Bong, de peur que l'exode de plusieurs milliers de personnes ne provoque des effets secondaires dans des zones éloignées des zones de combat.
Au moins un mort était enregistré chaque jour, avant que l'évêque anglican, Suoward Harris, ne fasse un plaidoyer émouvant pour qu'il soit permis aux populations concernées de se déplacer vers des sites plus sûrs.
"J'ai longtemps travaillé avec des personnes déplacées, mais ce mouvement est le plus important auquel j'ai assisté", a affirmé le pasteur de l'Eglise luthérienne, Thomas Paye qui a quitté sa paroisse de Monrovia pour se joindre aux agents humanitaires.
Il a indiqué qu'il était triste de voir des "mères et leurs enfants rester debout sous la pluie du fait de l'absence d'abris susceptibles de les accueillir".
"Les pluies sont arrivées, il nous faut donc trouver rapidement des plastiques ou des bâches, des chaussures et des vêtements, surtout pour les enfants", a fait remarquer, pour sa part, Wamleh Elliott, directeur régional de l'agence libérienne qui s'occupe du relogement des personnes déplacées.
Les troupes gouvernementales et les forces dissidentes se font la guerre dans le nord du Comté du Lofa depuis l'année 1999.
Les derniers accrochages survenus deux mois auparavant, ont provoqué l'afflux de milliers de nouveaux réfugiés dans les régions avoisinantes.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2001 Panafrican News Agency. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.