Guinéenews (Toronto)
5 Juin 2001
L'ancien chef de guerre devenu président du Libéria, Charles Taylor, les principaux membres de son gouvernement et leurs épouses, les responsables militaires ainsi que les trafiquants d'armes européens qui lui supporte sont interdits de déplacement par les Nations Unis.
Le Comité des sanctions, a publie la liste en conformité avec la résolution 1343 dont l'objectif est de punir Charles Taylor pour son soutien aux rebelles coupeurs de bras du RUF. D'après cette résolution, qui entre en vigueur demain 7 mai, il est stipule que tout Etat doit "refuser l'entrée ou le transit de ces personnes, sauf si elles se rendent au siège de l'ONU à New York ou à des rencontres avec les organisations régionales africaines".
Le président Taylor, son épouse, son fils, ses ex-femmes, ses ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l'Economie, les conseillers a la présidence, les chefs militaires, de la police, sont sur la liste qui compte 130 personnes. A ceux la s'ajoutent le chef du RUF, Sam Bockarie, les trafiquants d'armes européens Viktor Bout, Leonid Minin. Cette liste indique le Comité des sanctions sera mise à jour régulièrement.
Sur le plan militaire, les forces de Taylor annoncent avoir repris le contrôle de Voinjama, dans le comté de Lofa près de la frontière guinéenne où les combats se poursuivent contre des forces des rebelles que Taylor accuse d'être venus de la Guinée.
Continuant sur sa menace d'attaquer a nouveau la Guinée, Taylor a déclarer qu'il va neutraliser "la base ennemie" située dans la sous-préfecture de Koryama en Guinée.
L'armée guinéenne a repousse les groupes armes qui avaient attaquer la Guinée depuis le mois de septembre, brûlant, pillant et mutilant les populations civiles. Le président Conte a été crédité par les observateurs d'avoir par son intransigeance vis a vis de Charles Taylor empêché l'embrasement militaire se répandre en Guinée.
Charles Taylor préside un pays ravage par la guerre civile qu'il a initié depuis la Cote d'Ivoire et qui a fait des dizaines de milliers de morts et de dégâts matériels. La communauté internationale l'a reconnu coupable d'avoir exporté sa guerre en Sierra Leone puis en Guinée ou les envahisseurs ont reçu une sévère raclée par les Forces Armées Guinéennes qui les ont repousse au delà des frontières nationales.
En Sierra Leone, le pilonnage sans relâche des rebelles du RUF par les FAG ont conduit a des désertions et redditions en masse des rebelles qui avaient oses auparavant s'attaquer aux populations guineennes des villes frontalieres de Gueckedou, Forecariah, Macenta et Oure-Kaba. Ce qu'aucune résolution de l'Onu et 7 ans de guerre civile n'avaient réussi.
A Bamako, un certain N'Fanly Kaba a revendique la responsabilité des attaques contre la Guinée au nom d'un mouvement appelle :UFGN (Union des Forces pour une Guinée nouvelle) qui regrouperait des rescapés du coup d'état manqué de Diarra Traoré en juillet 1985.
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