Le Phare (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Veillée de prières à FEPACO Nzambe Malamu : Six brigands armés dépouillent des fidèles

Kinshasa — En faveur de ses fidèles ou de membres de leurs familles malades, hospitalisés, détenus en prison et en détresse, l'église Fepaco Nzambe Malamu, l'une de plus anciennes églises de réveil du réseau protestant, organise chaque soir de veillée de prières spéciales. Dans une salle à moitié remplie, les adeptes en majorité de sexe faible, s'étaient rassemblés un soir, pour implorer Dieu d'exaucer les prières et accorder ses bénédictions à ses enfants en difficulté. Pendant que des chants de louanges montaient vers le ciel, Belzébuth, personnifié en un brigand redoutable; fait son apparition soudaine. Il passe devant les fidèles, se met à côté du pasteur et interrompt la séance de prières. Un silence des morts s'installe dans la salle. Quel message apporte-t-il ? Arme FA aux poings, le canon pointé vers les adeptes, Luvungu alias Bewa ordonne que personne ne bouge. Ses acolytes se postent à toutes les issues et montent la garde. D'une voix grave, le pasteur André Ngalamulume répercute l'ordre. "Obéissez... !" Incapables de s'expliquer cette apparition satanique, tous les fidèles s'asseyent en toute hâte.

Maman pasteur est violentée devant les adeptes

Le chef de bande Luvungu Bewa invite par la suite, un de ses amis à le rejoindre devant ces chrétiens. C'est ce dernier qui tente d'arracher le sac de maman pasteur Yowa. Résistance. Le bandit se fait plus menaçant, plus cruel. - "Si elle refuse, tu peux l'abattre !" Inquiets, les fidèles lui conseillent de céder son sac. Il contenait 50 dollars et la somme de 90.000 FC, dira-t-elle plus tard. Pour les brigands, cette résistance mérite une correction plus sévère et plus humiliante. On lui arrache un pagne. Elle supplie les malfaiteurs d'avoir pitié d'elle. Le pasteur intervient, mais un coup de poignard assené à la tête le blesse grièvement. Un coup de poing violent à l'oeil, l'homme de Dieu s'évanouit.

A la vue du sang qui coule abondamment de la blessure, des adeptes fondent en larmes dans toute la salle. Satan personnifié est satisfaisait de l'effet de ses brutalités. Sa cruauté est sans pareille. Il arrache le second pagne de la dame et dévoile ses jambes au public. La foule est scandalisée. Un banditisme poussé jusqu'au cynisme aveugle est vécu en direct. Enfin, tous les fidèles sont dépouillés un à un de leurs biens : sacs à main, montres, chaussures et autres effets de valeur. Fouille systématique, de la tête aux pieds, les billets de banque sont arrachés. Devant le gros butin, Luvungu alias Bewa crie à l'endroit de maman pasteur Yowa : - "Tu es sauvée... ! Je pouvais te..., mais tu as de la chance !" Après le coup, les bandits quittent les lieux en catastrophe et disparaissent à travers les rues du quartier Dingi-Dingi à Kisenso. Il est 2 heures 30' du matin.

Vol à main armée sur rue Kinzambi

Dans la nuit du 27 au 28 juillet, Luvungu alias Bewa organise un autre coup au domicile de M. Mabanza Zeba, sis rue Kinzambi n°24 à Kisenso. Cette nuit-là, c'est à 21 heures que la bande comprenant les brigands Menayami Lupele alias Kekete, Nzamalala alias Mabele Mame, "Double Face", Kabemba et Jacques, arrive sur les lieux. La parcelle quadrillée, l'avenue surveillée pour prévenir et repousser les secours, les bandits ont opéré en toute quiétude. Fouille de toutes les pièces, la moisson du butin est maigre : un poste de radio, des baffles et une grande malle contenant des effets vestimentaires. Ces biens seront gardés dans la chambre à coucher d'un membre du groupe, Ngamalala. Alors que le partage n'a pas été réalisé, Mabele Mame casse le cadenas et soutire deux pantalons et des tricots. Les autres membres de la bande révoltés, exigent la restitution des biens volés. Ngamalala refuse. Un conflit éclate. La Police criminelle de l'IPK largue ses enquêteurs. Quelques gars sont appréhendés et les armes FA cachées dans des installations sanitaires retrouvées. Sur le champ, on reconstitue les faits. Luvungu, Menayami et Ngamalala, tous des éléments incontrôlés de notre armée, reconnaissent les griefs portés à leur égard et réclament la compassion des enquêteurs.

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