Arusha — Le président burundais Pierre Buyoya a indiqué que la poursuite de la violence au Burundi constitue la majeure préoccupation du nouveau gouvernement issu des accords d'Arusha. "La question de la cessation de la violence est la contrainte majeure sur le chemin de la mise en application de l'accord de paix", a déclaré Pierre Buyoya.
Le président burundais s'exprimait devant la presse à Bruxelles, lors d'une tournée européénne qui l'a conduit également en Suisse et en France.
L'objectif de cette mission, a-t-il dit, est de négocier "un soutien au processus de paix par une reprise effective de la coopération".
Lors d'une conférence sur le Burundi à Paris en décembre 2000, le médiateur dans le conflit inter-burundais, l'ancien président sud africain Nelson Mandela, avait réussi à convaincre les bailleurs de fonds à s'engager à débloquer quelques 400 millions de dollars pour la reconstruction et la relance économique de ce pays.
La médiation a clarifié que le déblocage des fonds sera conditionné à la mise en place effective des institutions de transition, ainsi que le retour de la sécurité dans le pays.
Un gouvernement intérimaire a été mis en place le 1er novembre. Les combats se poursuivent néanmoins sur le terrain entre l'armée gouvernementale et les groupes rebelles.
La médiation tente depuis un certain temps de négocier un cessez-le-feu entre les belligérants.
Pierre Buyoya a de son côté estimé que les dissensions au sein de deux mouvements rebelles rendent difficiles toutes négociations de cessez-le-feu. Le CNDD-FDD et le FNL ont récemment limogé leurs anciens coordinateurs.
"Le piétinement des négociations aujourd'hui est dû à ce leadership un peu flottant", a déclaré le président Buyoya, affirmant qu'il s'agit d'un "phénomène bien connu au sein des guerillas".
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