Nairobi — Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé mardi à un cessez-le-feu au Burundi et encouragé les parties au conflit à achever le processus de mise en place des institutions transitoires. Dans un communiqué, le président du Conseil, Jagdish Koonjul, a déclaré que les membres du Conseil avaient « souligné que le cessez-le-feu était la première priorité ».
Priant instamment les mouvements rebelles de cesser les hostilités et d' entamer des négociations, M. Koonjul a indiqué que « rien ne pouvait justifier » de nouveaux affrontements. Les membres du Conseil ont encouragé tous les Etats, notamment ceux de la région, à continuer de soutenir les efforts de médiation dirigés par le président gabonais Omar Bongo et le vice-président sud-africain Jacob Zuma en vue de faire participer les mouvements armés au processus de paix, a indiqué M. Koonjul.
Il a souligné l'importance du dialogue entre le Burundi et ses voisins. Les membres du Conseil se sont également félicités de l'amélioration des relations entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Burundi, louant en particulier les résultats de la récente visite du ministre burundais des affaires étrangères à Kinshasa.
« Les membres du Conseil ont fortement encouragé les gouvernements de la RDC et du Burundi à poursuivre leurs efforts de coopération dans cette voie, » a-t-il ajouté. Les membres du Conseil ont réitéré leur appel aux donateurs pour renforcer les activités humanitaires et la coopération avec Bujumbura pour le développement et aussi pour honorer, dès que possible, leurs engagements en faveur de l'aide au Burundi. Ils ont également accueilli avec satisfaction l'unité de protection sud-africaine pour sa contribution positive au processus de paix du Burundi.
Le communiqué du Conseil a été publié à l'issue d'une réunion d'information à huis clos organisée par le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations Unies, Kieran Prendergast, sur la situation au Burundi.

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