Libération (Casablanca)

18 Janvier 2002

Maroc: Collectivités locales:Les mutations et le statut inquiètent les ingénieurs et les architectes

Les ingénieurs et architectes des collectivités locales manifestent leur mécontentement vis-à-vis du traitement fait par les autorités à leur dossier revendicatif. Ceux qui sont syndiqués au sein du Syndicat national des collectivités locales (CNCL) affilié à la CDT (Confédération démocratique du travail) se réunissent ce samedi pour débattre des derniers développements relatifs au dossier des décisions de mutations qui ont touché une grande partie de ces cadres. Les 27 et 28 décembre dernier, ils avaient mobilisé la plupart des personnels des collectivités locales et observé une grève qui a connu un grand succès selon les responsables de ce syndicat.

Le CNCL ne proteste pas contre le mouvement de mutations, mais contre la période où celui-là a été opéré, la veille de la rentrée scolaire. Il estime que cette action a sérieusement nui aux ingénieurs et architectes des collectivités locales dans le sens où ils n'avaient pas eu le temps de prendre leurs dispositions pour un changement d'espace, ni pour effectuer les formalités nécessaires à la mutation d'un établissement scolaire à un autre de leurs enfants, ni pour permettre à leurs conjoints de se préparer à un tel changement (au niveau professionnel surtout).

Si les ingénieurs et architectes des collectivités locales affiliés à la CDT sont déjà passés à l'action, leurs collègues affiliés à l'UMT (Union marocaine du travail) envisagent de recourir eux aussi à des manifestations de protestation dans les jours qui viennent. Pour d'autres motifs cependant: le statut de cette catégorie de cadres des collectivités locales.

La Commission nationale des ingénieurs (CNI) affiliée à l'Union marocaine du travail (UMT) est en fait en colère pour le retard, comme le souligne-t-elle, enregistré dans l'application du décret modificatif de leur statut.

Dans un communiqué rendu public, la CNI regrette que "plusieurs mois après l'adoption du décret, la circulaire du premier ministre n'a toujours pas vu le jour, ce qui a entrainé l'inquiétude et le mécontentement des ingénieurs et architectes des établissements publics". Le décret a été approuvé il y a presque huit mois mais, déplore le syndicat, il "n'a été appliqué qu'aux ingénieurs des ministères et services qui en dépendent sans être appliqué aux ingénieurs et architectes en activité dans les établissements publics et les collectivités locales".

A l'issue d'une série de réunions de négociations avec les représentants du gouvernement, les représentants de cette catégorie de cadres des collectivités locales et établissements publics ont pu obtenir une promesse pour aligner leur statut sur celui des ingénieurs des ministères et services qui en dépendent. Pour y parvenir, "le gouvernement s'est engagé à diffuser dès la parution du décret une circulaire du premier ministre étendant son application intégrale et avec la même date d'effet aux ingénieurs et architectes des collectivités locales et des établissements publics", estime-t-on dans le communiqué.

Aujourd'hui, la CNI demande "la parution et la diffusion immédiates de la circulaire du premier ministre". Elle fait cette revendication en appelant "l'ensemble des ingénieurs et architectes des collectivités locales et des établisements publics à la vigilance et à la mobilisation en vue d'entreprendre toute action militante collective...".

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