Sidwaya (Ouagadougou)

Afrique: "Une rencontre de partage et d'échange" ... selon Blaise Compaore

Tiergou P. Dabire

12 Février 2002


Le président du Faso a représenté l'Afrique de l'Ouest au sommet de Paris. Il a tiré les conclusions de cette rencontre avec la presse nationale. Pour le président Compaoré, ce nouveau partenariat défend les intérêts de l'Afrique et de la communauté internationale.

Blaise Compaoré, président du Faso :

Cette réunion de travail traduit la disponibilité de la France à accompagner les Etats africains dans leurs efforts de développement. Nous avons eu une rencontre de partage et d'échange pour présenter à la France et à travers elle, le G8 les objectifs de ce nouveau partenariat souhaité par les Africains et la communauté internationale. Il s'est agi pour nous de donner les contours de ce programme axé sur l'accélération du développement du continent, sur le remplissage du vide qui existe entre l'Afrique et les autres régions du monde.

Nous avons aussi situé les responsabilités qui sont celles des Africains. Les Africains doivent plus que par le passé, s'assumer. Il est difficile pour nous de concevoir un cadre favorable à l'afflux des financements sans la construction d'un espace et d'un environnement attrayants pour les capitaux et les investissements. La responsabilité de la gouvernance politique et économique doit être assumée par les Africains. Ils doivent prendre une part importante dans ce processus de gouvernance.

La mondialisation est une cohabitation des régions intégrées. Les Etats pris isolément ne peuvent répondre effectivement et efficacement à ces échanges internationaux. Les institutions économiques régionales doivent être renforcées et à cela, les Africains doivent s'y atteler.

Les pays développés, avons-nous souligné, doivent prendre une large responsabilité dans le financement des programmes, des financements exceptionnels comme cela se passe en ce moment en Afghanistan.

Dans cette logique, le traitement conséquent de la dette est une des priorités des programmes de développement en Afrique.

Nous avons aussi convenu d'adopter les nouvelles règles en matière de commerce international. Il est difficile pour des pays comme les nôtres de compétir dans un marché libre avec des pays avancés sur les plans des ressources, de la technologie, et qui érigent surtout des barrières protectionnistes.

Liens Pertinents

La France entend porter la voix de l'Afrique au sommet du G8 au Canada. C'est l'une des grandes conclusions de la rencontre de Paris.

Ensuite, le Canada et les pays du G8 sont sensibles aux questions de pauvreté en Afrique. L'idée est qu'on ne peut pas développer les autres régions du monde en ignorant le continent africain. Une conscience claire au niveau des pays développés émerge. Cette prise de conscience sait que le désastre économique de l'Afrique ne peut servir les intérêts de l'humanité.

Ce nouveau partenariat vise à maintenir les engagements pris de part et d'autre, dans l'intérêt de l'Afrique et de la communauté internationale.[ADF3 ]

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