3 Octobre 2002
Le ministère de la Santé du Burundi a lancé un appel pour obtenir davantage de vaccins contre la méningite, en raison d'un accroissement du nombre de cas de cette maladie décelés dans les provinces de Gitéga, au centre du pays, et de Karuzi, au nord-est.
Tous les habitants de ces deux provinces, ainsi que ceux des provinces de Ruyigi et Cankuzo, dans l'est du pays, pourraient être vaccinés si les donateurs accédaient à cette requête, a déclaré à IRIN un expert-conseil de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Dineke Venekamp. Jusqu'au 22 septembre, 47 cas de méningite avaient été enregistrés dans le Gitéga, et 25 dans le Karuzi.
L'OMS rapportait vendredi avoir déjà expédié 650 000 doses de vaccins, financées par cette agence de l'ONU et par le Bureau de l'aide humanitaire de la Commission européenne, l'ECHO. Les vaccins en question sont actuellement distribués aux provinces les plus durement touchées, soit le Muyinga, au nord-est, et celles de Ruyigi et de Cankuzo, selon l'OMS.
L'OMS révèle que jusqu'au 9 septembre, le Gouvernement avait signalé 688 patients atteints de la maladie, dont 56 en ont succombé. "Il s'agit de la pire épidémie de méningite à frapper ce pays depuis une décennie. En outre, sa présence coïncide avec l'apparition de la maladie au Rwanda et en Tanzanie", ajoute l'OMS.
M. Venekamp a précisé que même si le nombre de cas de la maladie augmentait dans les provinces du centre et de l'est du pays, il tendait plutôt à diminuer dans les provinces de Muyinga, Kirundo et Ngozi, au nord. Toute la population du Muyinga a été vaccinée et des efforts similaires sont déployés au pied des collines du Kirundo et de Ngozi.
L'OMS rappelle que le premier cas présumé de méningite au Burundi cette année a été décelé au début juin dans le Ngozi. Des cas confirmés de la maladie ont été diagnostiqués au début juin dans le sud du Rwanda, et à la fin août parmi les réfugiés, en Tanzanie. Des réfugiés burundais de Tanzanie sont retournés chez eux sur une base quotidienne, explique l'OMS. Au Burundi, ajoute l'agence, 80 pour cent des personnes infectées ont moins de 25 ans, et "plus de" 50 pour cent, moins de 15 ans.
"Sans dépistage et traitement précoces, la méningite peut tuer jusqu'à la moitié des personnes infectées. Lors de la présente épidémie, environ 8 pour cent des personnes infectées sont mortes", indique l'Organisation.
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