Le Maroc a présenté le 4 mars dernier son rapport périodique au comité pour l'élimination de la discrimination raciale relevant des Nations-unies. La présentation de ce document s'inscrit dans le cadre des obligations de pays signataires de la convention internationale relative à ce sujet.
Le comité qui examine les rapports des Etats membres de cette convention se réunit au siège de l'ONU à Genève (Suisse). Chaque session de ses travaux dure quatre semaines et se penche notamment sur les rapports des Etats membres.
Dix-huit experts en la matière composent le comité qui, après discussion des documents avec les délégations concernées, formule des observations et des remarques destinées à améliorer les conditions de concrétisation des termes de la convention dans le sens de l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Le rapport marocain a été globalement bien accueilli, le comité a toutefois formulé un certain nombre de remarques importantes.
Il invite ainsi à "reconnaître la langue amazigh comme une des langues nationales et à introduire son enseignement dans le système éducatif à tous les niveaux".
Il recommande des mesures pour mettre fin "à la pratique administrative consistant à introduire l'inscription au registre de l'Etat civil des prénoms amazigh". Le comité exprime ses inquiétudes au regard des informations "faisant état d'actes d'antisémitisme et de discours de haine".
Libé publie en cahiers spéciaux l'intégralité du document retenant les remarques du comité à propos du rapport marocain.

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