A.d.
21 Octobre 2003
* A noter la qualité des spectacles en compétition, hormis Guerre au balcon et Histoires sous l'occupation, certains invités et critiques ont exprimé leur étonnement concernant l'absence d'imagination du théâtre arabe et africain. Est-ce le signe d'une crise réelle ou plutôt un choix du comité de sélection?
* De nombreux désistements et changements dans la programmation ont caractérisé cette session.
Entre le changement d'horaire, de salle et même l'introduction de certaines pièces de façon imprévue à la compétition (Macbeth) ainsi que les annulations de certains spectacles de rue (à cause des intempéries), on a laissé le public, muni de son programme officiel, égaré à travers les salles Contraintes de tout festival, dites-vous ? Sauf qu'on aurait espéré, de la part du comité du festival, un peu plus d'attention à l'égard de ce public assidu, et qu'il prenne la peine d'annoncer ces «tours du sort» pour que l'on ne se retrouve pas face à un spectacle algérien (Le roi se meurt), alors qu'on s'était déplacé pour une création suédoise.
* Rendre hommage au théâtre algérien fut au départ une vraie vocation et un désir sincère de reconnaissance pour des dramaturges qui se sont sacrifiés pour la liberté de l'art.
Triste surprise, dans la salle Ibn-Khaldoun : à Alloula et à ses écrits aucun hommage n'a été rendu. Ne fallait-il pas mieux préparer cette rencontre ?
* La participation tunisienne à la compétition officielle est un honneur pour le festival qui fête ses 20 ans, sauf que l'artiste tunisien n'a pas reçu, nous semble-t-il, les honneurs qu'il mérite en tant que représentant de la délégation tunisienne.
L'équipe de Tournesols de Ridha Drira a assuré ses deux représentations, en compétition, le jour-même afin de pouvoir lever les voiles vers Sousse. Et cela, sans pouvoir rencontrer les autres invités et les journalistes désireux de les interviewer !
Quant aux comédiens de Kef El Hawa, ils ont été logés dans une maison de la jeunesse dans la banlieue nord. Alors que tous les participants étaient hébergés dans un hôtel du centre-ville, les Tunisiens n'étaient pas pris en charge par le festival.
Un problème de budget justifiant cette négligence et ce manque de délicatesse face à d'éventuels Tanits? That is the question
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