Mbagnick Diagne
22 Octobre 2003
Plus de 514 latrines ont été réalisées dans le Baol par le projet d'appui à la région médicale de Diourbel (ARMD2), a annoncé jeudi dernier le nouveau médecin-chef de la région, le docteur Maserigne Ndiaye, au cours d'un point de presse qu'il animait.
L'ARMD2 est un projet financé par nos partenaires belges pour une durée de cinq ans. Il s'agit ici de la deuxième phase, qui comptera près de 5 milliards de francs CFA. Elle a démarré en octobre 2001 et a pu réaliser 228 double-latrines à Bambey, 148 à Diourbel, 50 à Mbacké, et 88 à Touba. Plus de cent autres latrines ont été construites par le projet dans la région, mais elles ne sont pas encore réceptionnées.
Le programme de «latrinisation», précise le docteur Maserigne Ndiaye, n'est qu'un volet du projet ARMD2. Les objectifs de ce volet consistent à pourvoir les concessions de latrines (surtout en milieu rural), mettre en place un type techniquement fiable et financièrement accessible, lutter contre le péril fécal, améliorer les conditions de vie des populations rurales et l'hygiène individuelle et collective.
Le docteur Maserigne Ndiaye, responsable du projet ARMD2, a longuement insisté sur la nécessité pour les populations de prendre, à tout moment (cela doit être un réflexe) les dispositions nécessaires à l'amélioration de l'hygiène individuelle et collective. Autrement dit, il faut évoluer dans un cadre de vie très sain, se laver les mains constamment, etc. Cela peut permettre d'éviter beaucoup de maladies. Quant au responsable-adjoint du projet, Mamadou Ndiaye Ndir, il a rappelé que la double latrine consiste en la construction de deux fosses maçonnées de 2 mètres de profondeur dans une même concession.
Les latrines sont doubles pour permettre une utilisation continue par alternance. Elles sont ventilées avec un tuyau d'aération. Une fois remplie, la première est mise hors d'usage et la dalle est déplacée vers la seconde. Après deux ans, le contenu de la latrine non fonctionnelle se transforme en amas organique pouvant être manipulé en toute sécurité.
Le responsable du volet hygiène et assainissement du projet, Rassoul Bâ, a précisé que le coût total de la latrine est de 50.000 F (dont 10.000F représentant les frais de main d'oeuvre, supportés par le bénéficiaire, 40 000F pour les matériaux supportés par la construction technique belge). Le suivi est assuré par les districts sanitaires et l'équipe de l'ARMD2. D'autres chantiers de construction de latrines sont en cours à Ndondol (24), Aguiyaye (39), Taïba Moustapha (19), Keur Ngalgou (40), Dalla (27), Dendaye (15), Guédé Bousso (25), Darou Marnane (25).
Le programme du 4ème trimestre, a souligné Alexis Sweatlove, co-responsable du projet, prévoit de réaliser 685 latrines sur l'ensemble des 4 districts. On pourrait ainsi obtenir plus de 10.00 latrines.
Le médecin chef de la région, Dr Maseringe Ndiaye, est revenu sur les priorités du gouvernement en matière de santé publique, parmi lesquelles il a notamment cité la santé maternelle et infantile. Parlant de la prévention du paludisme, il a insisté sur l'utilisation des moustiquaires imprégnées, la nécessité de faire disparaître les flaques d'eau (qui permettent aux moustiques de se reproduire) et autres eaux stagnantes, de rincer et de récurer les fonds de canari, d'imprégner les rideaux, d'utiliser des insecticides au moment d'aller se coucher, de surveiller de près les sujets à risques que sont les enfants, les femmes enceintes et les vieillards.
Le nouveau médecin chef de la région a mis à profit cette rencontre pour discuter avec les journalistes sur la nécessité d'une collaboration étroite entre la presse locale et les autorités sanitaires de la région.
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