23 Octobre 2003
Avec quatre défaites et un seul set marqué pendant toute la compétition, les «Lions» ont traversé le tournoi de volley des Jeux d'Abuja comme des fantômes. Et selon le constat d'un technicien local, l'expertise nationale a atteint ses limites dans cette discipline.
Le volley-ball sénégalais doit faire appel à un technicien étranger pour son développement, a estimé l'arbitre international Amadou Sèye. «Nos techniciens locaux ont besoin de l'expertise étrangère si nous voulons jouer dans la cour des grandes nations africaines de la discipline», a indiqué M. Sèye, ancien international reconverti dans l'arbitrage depuis quelques saisons.
Choisi comme arbitre réserve de la finale du tournoi de volley remportée par l'Egypte face au Nigeria à Abuja, Amadou Sèye, qui est par ailleurs enseignant à l'Institut national supérieur d'éducation populaire et sportive (Inseps) est convaincu que les techniciens locaux «gagneraient à côtoyer les meilleurs pour faire progresser le volley, surtout masculin». Il a toutefois reconnu que le volley pratiqué par les Sénégalaises a fait des «progrès substantiels qui lui permet de tutoyer celui des autres pays africains».
A côté de l'appel à un expert étranger, les contacts doivent être plus assidus avec le haut niveau africain, a-t-il dit, estimant que le «volley sénégalais sort très peu». «Nous devons participer à plus de compétitions, si nous voulons apprendre très vite», a préconisé cet ancien international qui a évolué successivement sous les couleurs de la Jeanne d'Arc de Dakar, de l'Association sportive des fonctionnaires et du Dakar université club. Selon lui, c'est «la condition sine qua non» pour faire mieux que lors de cette édition des Jeux africains (4-18 octobre) où les volleyeurs se sont retrouvés avec quatre défaites en autant de sorties. Le Sénégal a perdu contre le Nigeria, l'Algérie et le Ghana 3 sets à 0 et a gagné un set contre l'Afrique du Sud, vainqueur par 3 sets à 1.
Le set arraché aux Sud-Africains a mis du baume au coeur des responsables sénégalais qui disposent depuis quelques années d'un centre de développement qui organise des séminaires de formation pour arbitres et techniciens pour l'ensemble de la sous-région. Au plan personnel, Amadou Sèye, face «à un calendrier chargé et un voyage d'études au Canada» s'est rabattu sur l'arbitrage pour rester dans la discipline avec un premier stage en 1997. D'autres stages ont suivi pour finalement aboutir à la présentation de sa candidature au concours d'arbitres internationaux en 2000, en compagnie d'un autre sénégalais Amadou Kâne Diallo qui, lui, «est partagé entre le coaching et l'arbitrage», selonAmadou Sèye. Dans sa jeune carrière de juge international, il a eu la chance d'arbitrer une finale junior de Coupe d'Afrique des nations à Tunis en 2002 entre les sélections féminines de l'Algérie et de l'Egypte.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.