Ibrahima Lissa Faye
24 Octobre 2003
Les partenaires sociaux cherchent à fédérer leurs énergies pour assurer leur sécurité et prévenir les risques dans le milieu du travail. Le gouvernement, représenté par le ministre de la Fonction publique de l'Emploi, du Travail et des organisations professionnelles, Yéro Dé, le patronat et les travailleurs se sont retrouvés hier, jeudi 23 octobre pour procéder à l'installation de la Coordination nationale des comités d'hygiène et de sécurité. Cette nouvelle structure a pour objectif de coordonner les activés des comités régionaux et des comités d'hygiène et de sécurité (Chs) au niveau des différentes entreprises au niveau national.
La finalité est, selon son coordonnateur national, Youssoupha Diop, de faire en sorte que les comités d'hygiène et de sécurité puissent avoir la pleine efficience de leurs moyens et de leurs activités afin d'atteindre les objectifs que leur a fixés le décret 94-244 à savoir organiser et gérer la sécurité au sens large dans les entreprises.
Il avance que " la priorité que s'est fixée la Coordination nationale des comités d'hygiène et de santé est d'installer le plus tôt possible et de manière effective les comités régionaux. Et puis de procéder à l'inventaire de la mise en place des comités d'hygiène et de sécurité dans les entreprises éligibles à cette réglementation ".
Le président de la commission sociale du Conseil national du patronat, Youssoupha Diop d'ajouter : " Elle va tenter d'étudier les problèmes auxquels sont confrontés ces comités dans leur fonctionnement. La coordination nationale de ces comités cherche à mettre en place un plan stratégique qui aiderait à oeuvrer efficacement à la seule fin d'atteindre les objectifs qui lui sont assignés et de permettre, par ailleurs la contribution de l'ensemble des acteurs aussi bien les travailleurs, les employeurs qu'en dehors de l'entreprise à savoir tous les acteurs de la prévention qui peuvent être mis à contribution en matière de sécurité ".
L'avènement du comité d'hygiène et de santé au Sénégal depuis une décennie répond, de l'avis du ministre de la Fonction publique, Yéro De, à une préoccupation majeure de protéger la force de travail mais aussi d'accroître la productivité. Toutefois, précise-t-il, la remarque que l'on peut en faire aujourd'hui est que la plupart d'entre eux ne jouent pas pleinement leur rôle dans la prévention des risques professionnels. Le ministre Yéro De fait remarquer qu'" avec la mise en place de nouveaux organes tels que la coordination nationale des comités et les comités régionaux de suivi, de nouvelles pistes pourront être ouvertes pour les dynamiser davantage ". La mise en place de ces organes intervient, selon lui, à un moment où l'Organisation internationale du travail (Oit) et l'Organisation mondiale de la santé (Oms) ont lancé un appel pressant aux gouvernements pour arrêter de mesures décentes destinées à améliorer les conditions de travail de quelque 2,5 milliards d'individus à travers le monde.
" Mon département en ce qui le concerne a identifié un certain nombre de priorités qui tournent autour du renforcement du cadre juridique, notamment l'intégration dans notre ordonnancement juridique, par voie de ratification, des conventions de l'Oit n° 155 et N° 161 portant respectivement sur la sécurité et la santé des travailleurs et sur les services de santé au travail ", conclut-il.
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