Sophie Tine(stagiaire)
24 Octobre 2003
Elles sont âgées de 9 à 16 ans et se sont vu accorder une chance d'avoir une formation dans leur vie, bien qu'étant issues de couches fort défavorisées. C'est dans le cadre d'un projet financé par l'Usaid que ces quarante jeunes filles ont reçu une formation en broderie, en teinture, en cuisine et en informatique.
Financé par l'Agence américaine pour le développement international (Usaid) depuis 2001, le Centre communautaire d'espoir et de ressources technologiques (Cohrtec en anglais) a formé 40 jeunes filles âgées de 9 à 16 ans. Elles ont reçu, hier, leur parchemin des mains du ministre délégué chargé de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Ces filles, issues de couches défavorisées, ont été initiées aux nouvelles stratégies de formation liant l'éducation au milieu et les apprentissages aux processus productifs.
On veut préparer ces jeunes filles en situation difficile à une insertion réussie. «Je suis très satisfaite de cette initiative dans la mesure où elle m'a permis d'avoir des connaissances, notamment en français, en teinture, en broderie, en cuisine et en informatique», se réjouit Ramatoulaye Diabang, âgée de 16 ans. Son voeu le plus ardent est de poursuivre les études déjà entamées avec le projet Cohrtec. Le projet Cohrtec se propose d'expérimenter l'utilisation des langues nationales dans l'éducation et la formation professionnelle, la démocratisation de l'accès aux nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Pour le ministre délégué à l'Enseignement technique et la Formation professionnelle Georges Tendeng, le Cohrtec s'inscrit dans le sens des orientations voulues par le chef de l'Etat pour faire de l'enseignement technique et la formation professionnelle une source de génération des ressources humaines. Il a rappelé que le Cohrtec relève de l'Initiative en matière d'éducation pour le développement et la démocratie (Eddi en anglais) découlant de la coopération entre le Sénégal et les Etats-Unis. «Le Cohrtec participe à la lutte contre le sous-emploi des jeunes qui représentent une frange non négligeable dans la taille de la population, note le ministre. C'est un porteur d'espoir pour toutes ces personnes en situation particulièrement difficile». Vu les résultats enregistrés par le Cohrtec, le ministre veut le transformer en programme au bénéfice de toutes les régions du Sénégal. Le projet n'intervient pour l'instant que dans la région de Dakar, en particulier dans les zones de Pikine, des Parcelles-Assainies et de Khar Yalla.
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