La Tribune (Algiers)

Algérie: Ramadhan «artistique» pour tous : des programmes sont élaborés un peu partout en Algérie

Farida Belkhiri

30 Octobre 2003


Alger n'est pas la seule ville à avoir concocté des programmes culturels pour accueillir la venue du mois de ramadhan. D'autres cités et wilayas d'Algérie suggèrent aussi des menus «choyants» pour un public encore plus «assoiffé» en manifestations culturelles et artistiques que celui de la capitale.

Un menu où la musique classique algérienne domine puisque la plupart de ces wilayas basent le contenu de leurs festivités sur l'andalou et le chaabi.Annaba, par exemple, présente son programme sous forme de festival. Il s'agit du quatrième festival de la musique andalouse et de la chanson populaire. Elle prévoit aussi des représentations théâtrales, des films et des conférences traitant des thèmes religieux. Plus d'une vingtaine de soirées artistiques, dont quelques-unes réservées exclusivement aux femmes, sont à l'affiche du théâtre régional durant tout un mois. L'art dramatique sera représenté par les pièces El Boughattes, El Ahlam El Kadhira et Arraouss Edhalma, toutes des productions du Théâtre régional d'Annaba (TRA), et Diwan El Aadjab du Théâtre de Constantine.Dans le même contexte, l'association pour la promotion de l'art et de la culture de Mostaganem, dirigée par le maître Mazouz Bouadjadj, se propose de parrainer des récitals de chaabi et d'andalou à la maison de la Culture. Les jeunes chanteurs de chaabi qui se sont faits un nom lors du dernier festival organisé à la fin de l'été dernier par le conseil culturel communal, se produiront à côté des associations locales plus expérimentées dans le domaine telles que Nadi El Hillal, Ibn Badja et Fen Oua Nachat ainsi que des troupes invitées de Tlemcen, d'Oran et d'Alger. Des artistes comme Zeguiche, Maamar Chadli et Boudjadj, connus dans la région, investiront les scènes en compagnie des chanteurs chaabis qui viendront notamment d'Alger.

Dans le sillage de cette animation culturelle, deux artistes mostaganémois seront honorés, lors de la célébration de «leilat el kadr», le 27e jour du ramadhan. Tizi Ouzou profitera de la célébration du mois de ramadhan pour renouer avec la culture et ce, après deux ans d'absence en raison des événements qui se sont passés en Kabylie. A cet effet, une trentaine d'artistes tels que Djamel Allam, Massa Bouchafaa, Hassiba Amrouche se produiront au niveau de la grande salle de la maison de culture Mouloud Mammeri, sans oublier le grand retour de Malika Doumrane.C'est la projection du film la Colline oubliée, adapté du roman de Mouloud Mammeri, qui lancera le début de ces festivités, et elle sera suivie d'autres projections de films. Des expositions se tiendront en parallèle, représentées par l'artiste Ibrahim Hamel, de l'association Actif ainsi que des conférences abordant plusieurs sujets. Un hommage particulier à l'écrivain Kateb Yacine sera organisé durant trois jours, en collaboration avec l'association Tagmats, qui illustra cette rencontre par une exposition et la projection du film documentaire de Stéphane Gatti, Un poète en trois langues.

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