Arsène Flavien Bationo
30 Octobre 2003
La IIIe Conférence internationale des serviteurs et servantes du Christ de Ouagadougou (CISCO) a commencé le 28 octobre dernier au tabernacle Bethel Israël. Dans son message introductif, l'orateur principal, le pasteur Mamadou Philippe Karambiri a invité le "peuple de Dieu" à être sel et lumière. Il a également livré à l'assistance la conception biblique du putsch.
Le CISCO, en plus du partage d'expériences à travers le brassage des apôtres, prophètes, docteurs, évangélistes Laïcs... privilégie aussi la culture de l'esprit de collaboration pour une large propagation de l'Evangile. C'est pour cette raison que les participants viennent d'horizons divers. Il s'agit du Togo, Bénin, Guinée Conakry, Mali, Niger, Nigeria, Côte d'Ivoire, France, Suisse, Etats Unis, Italie et naturellement du Burkina Faso. Pendant 3 jours, ils auront des communications qui se recoupent toutes en ce thème axial : "Rafraîchissement de la vie, renouvellement du ministère, Réveil dans la vie locale" . En plus du pasteur Karambiri, des orateurs tels Top Topper, Steve Parker (USA), Gilbert Kaboré, Enock Paré, Papa François et Maman Rebeca (BF) mettront aussi le pied à l'étrier.
L'orateur principal souhaite qu'au sortir de la conférence, le peuple de Dieu soit foncièrement transformé pour répondre à sa vocation première : être sel et lumière dans le monde.
Pour une chrétienneté responsable
En vue d'atteindre cet objectif, le pasteur Mamadou Philippe Karambiri a, dans sa note d'introduction, rappelé quelques principes fondamentaux de la vie du chrétien. Dans les relations professionnelles, le chrétien à son avis devrait être " un employé exemplaire qui aime et pratique la justice" . Devant le matérialisme, le serviteur de Dieu a l'obligation de rester maître de lui-même. Ce d'autant plus que selon le pasteur Karambiri "l'amour de l'argent enchaîne ses disciples, en fait des victimes". Les biens matériels ont certes leur raison d'être , mais l'homme ne doit pas se déliter dans le soap opéra. Il devrait absolument éviter de se ridiculiser, de se dénigrer en laissant ces biens régner sur le trône de son coeur.
Oui pour un putsch mais...
Parlant de l'environnement sociopolitique actuel du Burkina, le pasteur Karambiri déplorera le fait que "des actes qui n'honorent point Dieu" aient été commis par les hommes de Dieu. Pour arrêter cette "dérive", la piste à suivre à son avis serait l'humilité, la modestie et l'intégrité. "L'humilité précède la gloire, mais l'orgueil et l'ambition démesurée précèdent la chute", a-t-il martelé. Il a donc invité l'ensemble des serviteurs et servantes à rejeter toute forme de violence. Aucune définition extra biblique du putsch ne devrait figurer dans leur vocabulaire.
La seule et unique acception du putsch selon le pasteur Karambiri, est la suivante :
P : Prêcher /prier
U : Unité
T : Tolérance
S : Serviabilité/sainteté
C : Compassion, courage
H : Humilité/honnêteté
Il a terminé son intervention ainsi : "Que la grâce de Dieu aide chacun à prêcher, prier dans l'unité , la tolérance , en se rendant serviable aux autres dans la sainteté , rempli de compassion, de courage et vivant dans l'humilité et l'honnêteté devant Dieu et les hommes.
"Amen" , a répondu l'assemblée estimée entre 5000 et 6000 personnes.
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