Wal Fadjri (Dakar)

Sénégal: Débarquement de poissons : Kaolack manque d'armement

30 Octobre 2003


La région de Kaolack compte onze points de débarquement dans les zones de Kaolack et de Gandiaye.

Mais, selon les techniciens, l'armement y constitue un frein à l'évolution de la pêche. En 2001, sur un parc piroguier de 160 unités "vétustes et inadaptées à la pêche moderne", seules 27 étaient motorisées avec une durée de vie pratiquement dépassée. C'est pourquoi la consommation des produits halieutiques à 80 % de sardinelles, dépend, en grande partie, des apports extérieurs, notamment des régions de Thiès (Joal, Mbour, Kayar), de Dakar (Hann, Yoff, Rufisque), de Saint-Louis, de Fatick (Missirah, Sokone, Foundiougne) et de la Gambie voisine. Ainsi les régions de Tambacounda et de Kolda absorbent le surplus arrivant à Kaolack. D'où toute l'opportunité et l'intérêt du nouveau marché aux poissons qui va assurer de meilleures conditions de conservation et d'écoulement des apports.

Il existe dans la région plus de 67 mareyeurs, plus de 110 détaillants hommes (140 autres détaillantes femmes), plus de 43 représentants en demi-gros et plus de 107 manutentionnaires. A cela s'ajoutent 63 autres types de mareyeurs dits de "vrac" qui s'occupent de l'acheminement des produits à l'intérieur de la région jusque dans les régions limitrophes. Le secteur de la transformation connaît aussi, de l'avis des techniciens, un réel essor depuis 2000, grâce au soutien technique et à celui financier et matériel du Fenagie-Pêche, structure à laquelle sont affiliés les Gie des transformateurs. Il existe aussi 80 vendeurs de produits transformés communément appelés "étalagistes transformés" et plusieurs autres femmes s'activent dans un autre système de transformation dit de "moulinage". Au total, il y a une trentaine de groupements d'intérêt économique (Gie) membres des fédérations nationales (Fenams, Fenagie-Pêche et Fenatrams) - tous secteurs confondus-. Pour le Service régional des pêches de Kaolack, le développement du secteur dans la région passe inévitablement par la modernisation des intrants pour réduire la dépendance de la localité des autres plages de débarquement. Ceci favorisera, au-delà de la consommation de produits plus frais et de la limitation des pertes en protéines dues à la manutention et parfois au mauvais glaçage du poisson, l'abondance des espèces nobles. Il s'agira, de ce point de vue, de créer les conditions d'une modernisation du sous-secteur de la transformation. (

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