Hichem Benzarti
1 Novembre 2003
Pour la seconde fois consécutive, l'Institut supérieur de musique de Sousse organise du 10 au 22 novembre 2003 à partir de 20h00 les «Nuits spirituelles de Ramadan 2003» comportant des récitals de musique classique et soufie ainsi qu'un concours de sélection de la meilleure voix et du meilleur instrumentiste organisé à l'intention des étudiants de l'ISM.
C'est ainsi que la soirée du lundi 10 novembre comportera un concours - baptisé «Découvertes 2003» - au profit des étudiants de l'institut (chant, instrument, expression corporelle ) ainsi qu'un cycle de récitals en hommage aux diplômés de l'institut (mai 2003).
Fatma Karima Chaïeb (qanoun) se produira avec un groupe de chanteurs et de musiciens le mardi 11 novembre.
Rihab Jebali (luth), Anis Kraïem (luth) se produiront respectivement lors des soirées du 12 et du 13 novembre. Makram Gallaoui et Kaïs Safi usant tous deux du saxophone se produiront lors de la soirée du lundi 17 novembre. La soirée du lundi 17 novembre sera réservée au concours «Découvertes 2003» pour la sélection du meilleur chanteur et instrumentiste parmi les étudiants de l'Institut.
Khaled Arrouni (luth) donnera un récital le mardi 18 novembre.
Anouar Jaiem (violon) et Foued Balghouthi (piano) évolueront sur la scène de l'institut le mercredi 19 novembre.
Quant à Walid Aouadi (violon) et Anas Gharbi (alto), ils se produiront le jeudi 20 novembre.
Un récital de naï de Hassine Miloud et Wafa Bziwich (flûte traversière) aura lieu le vendredi 21 novembre. Enfin, un récital de musique soufie avec Mohamed Ben Henia et l'ensemble dit «Samâa» se produira le lundi 22 novembre.
Contacté, Mohamed Zinelabidine, directeur de l'ISM de Sousse, nous a indiqué à propos de l'organisation de cette deuxième session que «ces Nuits spirituelles sont aussi une manière de dématérialiser un vécu chargé de pragmatisme et d'intérêt imminent, au profit d'une dépossession qui a une valeur de dépassement de ce qui tue une vérité échappatoire».
«C'est de cette vérité, a-t-il poursuivi, qu'il s'agit comme incantation d'une vertu et des valeurs d'une humanité qui en perd hélas de plus en plus. Les registres de la musique proposés seront autant d'expressions ravivant une rhétorique nuancée, celle de l'homme faisant miroiter un silence en lui, donnant libre cours au for intérieur pour un moment de communion véritable, entre l'ici et l'au-delà».
«Science sans conscience n'est que ruine de l'âme tant que sens sans vérité n'est que simulacre», devait-il conclure.
Notons aussi qu'à l'occasion des festivités du 7-Novembre, un séminaire de recherche doctorale aura lieu à l'Institut les 10 et 11 novembre à 20h00. Il comporte des conférences aux thèmes divers dont on cite les mémoires plurielles ou les constantes diachroniques de Hind Abdelkéfi, «Le théâtre lyrique de la poétique à la poïétique», de Ridha Drira, «Musiques de la Tunisie antique» de Anis Meddeb, «Musique et architecture à l'époque romaine» du Riadh Matar et «Technologie et conservation culturelle» de Amin Hammami.
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