La Tribune (Algiers)

Algérie: Bilan étape du programme national à fin juin 2003 : 114 entreprises retenues pour la mise à niveau

Salah Slimani

4 Novembre 2003


Un bilan partiel dit «bilan d'étape», jusqu'à fin juin 2003, du programme national de mise à niveau des entreprises, lancé en janvier 2002 à la faveur d'une première dotation financière du Fonds de promotion de la compétitivité industrielle de deux milliards de dinars, vient d'être rendu public sur le site web du ministère de l'Industrie.

Tout en rappelant que le programme en question repose sur un objectif cible de 1 000 entreprises industrielles, publiques et privées, à atteindre durant la phase de transition, le bilan relève que 200 demandes d'adhésion au programme ont été formulées par des entreprises aussi bien publiques que privées, dont 65 demandes au titre du premier semestre 2003. 181 dossiers d'entreprises ont été traités par le comité national de la compétitivité industrielle et 114 entreprises, dont 58 EPE et 56 privées, relevant de divers secteurs industriels, ont été retenues, sur la base de critères préalablement arrêtés pour bénéficier de l'aide du fonds relative à l'élaboration de l'étude de diagnostic stratégique global avec proposition de plan de mise à niveau. Cette étude constitue la première phase du processus de mise à niveau. Les entreprises sélectionnées se répartissent comme suit, selon leur branche d'activité : agroalimentaire : 27, mécanique/métallique : 21, matériaux de construction/bois et liège : 14, plastique : 12, chimie/pharmacie/papier : 18, textile/cuir : 7 électrique/électronique : 7 et services : 8. Sont éligibles aux aides financières du fonds, lit-on dans le bilan, «les entreprises industrielles de droit algérien, activant depuis au moins 3 années, employant 20 salariés et plus à titre permanent et présentant un actif net et un résultat d'exploitation positifs».

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En plus de ce total de 114 entreprises, il y a lieu de rajouter 49 autres entreprises qui ont bénéficié d'une assistance technique pour l'élaboration de l'étude de diagnostic avec formulation de plan de mise à niveau, dans le cadre de deux projets pilotes, l'un financé sur dotation budgétaire et l'autre mené avec le concours de l'ONUDI. Le bilan relève également que 25 entreprises (13 EPE et 12 privées) ont soumis leurs plans de mise à niveau, dont 23 ont été traités par le comité, dans leur aspect matériel et immatériel, afin de se prononcer sur les actions éligibles aux aides du fonds de promotion de la compétitivité industrielle et deux dossiers sont en cours de traitement. Parmi les dossiers traités, 19 ont été retenus pour bénéficier des aides du fonds. Les entreprises concernées ont bénéficié de décisions d'octroi des aides du fonds totalisant un montant de l'ordre de 490 millions DA, soit une contribution moyenne d'environ 26 millions DA par entreprise. Le déblocage de ces aides se fait en trois tranches. Une première tranche après réalisation d'au moins 30% du montant total des investissements, une deuxième après réalisation d'au moins 60% du montant des investissements et une troisième qui consiste en un déblocage du solde après réalisation intégrale du plan de mise à niveau. L'entreprise peut, toutefois, opter pour un paiement en une seule tranche à la fin de la réalisation de son plan de mise à niveau. Les 19 entreprises retenues, lit-on dans le bilan, «totalisent un montant d'investissement de l'ordre de 3 806 millions DA, dont près de 17% pour les actions immatérielles, soit un investissement moyen de 200 millions DA. Elles emploient un effectif total de 3 745 travailleurs et réalisent un chiffre d'affaires global de 11 535 millions DA». Les taux des aides octroyées par le fonds sont fixés à 70% du coût de l'étude de diagnostic, dans la limite d'un plafond de 3 MDA, à 50% du montant des investissements immatériels et 10 à 15% des investissements matériels, selon qu'ils sont financés sur crédit bancaire ou par autofinancement. Le ministère de l'Industrie relève dans son bilan qu'«il est encore tôt pour établir une évaluation qualitative sur le programme car la mise à niveau est un processus qui comprend différentes étapes notamment la réalisation d'une étude de diagnostic stratégique global par un bureau choisi par l'entreprise, une étude des stratégies appropriées pour restaurer la viabilité et la compétitivité de l'entreprise et une mise en oeuvre des actions matérielles et immatérielles requises par la mise à niveau. L'entreprise dispose d'un délai maximum de trois années pour réaliser les investissements requis par le plan de la mise à niveau». Notons enfin que la mise en oeuvre de ce programme répond à deux préoccupations majeures, à savoir la nécessité d'accompagner l'entreprise algérienne dans ses efforts d'insertion dans l'économie internationale, en particulier dans la zone de libre-échange avec l'Union européenne et la perspective d'accession à l'OMC et la nécessité de mettre en oeuvre, en prolongement et en accompagnement du programme de restructuration et du dispositif banques-entreprises, une nouvelle dynamique de soutien à l'entreprise basée sur la recherche de performance.

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