Mokhtar Ghailani
5 Novembre 2003
L'exposition le "Triangle Al Andalus", inaugurée au Musée des Oudayas, à Rabat, le 13 du mois d'octobre écoulé et qui se prolongera jusqu'au 19 de celui de janvier prochain, ne manque pas de succès.
Un succès mérité et qui ne doit rien au hasard. Il s'agit d'une manifestation culturelle exceptionnelle étant donné que c'est la toute première fois qu'ont pu être rassemblées les inestimables pièces qui la composent. Pour rappel, les pièces, au nombre d'une centaine, partagées entre l'archéologique, l'artistique, en plus de manuscrits, proviennent, outre de l'Autonomie andalouse (Espagne) et du Maroc -les parties organisatrices-, du Portugal et de la Syrie.
Et c'est la première fois, également, comme ceci avait été souligné lors du lancement de l'exposition, qu'Andalus n'est pas présentée fragmentée mais en tant que mode de vie commun aux deux rives de la Méditerranée.
Des pièces qui font le bonheur des quelque 500 visiteurs, en moyenne, qui chaque semaine affluent au Musée des Oudayas pour s'offrir un voyage à travers le fascinant triangle.
Si les touristes, dont des Espagnols, constituent l'essentiel des visiteurs, des universitaires/chercheurs marocains sont devenus des habitués des lieux.
Le nombre des visiteurs devrait augmenter ces prochaines semaines comme résultat de la campagne de sensibilisation lancée par les services du ministère de la Culture. Celle-ci a pour principale cible les jeunes générations, les écoliers et les étudiants notamment. Mais aussi, et dans l'immédiat, de la conjoncture de vacances scolaires au titre de la mi-semestre.
Ceux-ci trouveront à leur disposition une équipe de quatre animateurs, dont le conservateur du Musée des Oudayas qui abrite la manifestation, en la personne de Mme Touria Lamsaouri. Des animateurs, donc, qui sont des cadres du ministère de la Culture, experts een anthropologie, pour les uns, et en archéologie, pour les autres. Lesquels animateurs s'attendent presque systématiquement au désarroi des visiteurs au moment où ils se trouvent en face de la géante carte géographique que Charif Al Idrissi avait élaborée au 12ème siècle à la demande du Roi de Sicile. Grâce à leurs précieuses explications, ces animateurs aident les visiteurs à se positionner sur la carte.
Pour Touria Lamsaouri, ce genre d'exposition devrait se multiplier. Le Musée des Oudayas sera davantage connu par le public et animé en permanence. En plus, bien entendu, de la vocation qui est la sienne.
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