Maïmouna Guèye
5 Novembre 2003
Leur mal étant méconnu, les albinos souffrent d'exclusion, d'affronts et de railleries. Pour briser ce cercle vicieux qui les confine à la périphérie de la société le plus souvent, ils se sont résolus à prendre en charge leur destin.
Ils clament qu'ils ne sont ni diables, ni démons et leur maladie n'est pas un handicap. A Tambacounda, leur association (qui regroupe plus de 134 membres) engrange déjà les bons points de sa démarche. Les populations, de plus en plus, adhèrent à l'élan de solidarité qui seul leur permet de s'affirmer.
Aboubakry Sakho, président de l' ARAT : "Gagner le pari de la sensibilisation"
Aboubakry Sakho est étonnant de sérénité. Signe particulier : il est albinos. Mais, il a appris à vivre avec sadifference. M. Sakho est l'âme de l'association Régionale pour la Réinsertion des Albinos de Tambacounda ( ARAT). Il est même la fourmi porteuse de l'ARAT qui s'est totalement investie dans la sensibilisation et la promotion des albinos. Selon M. Sakho, ils ne doivent pas être les auteurs de leur propre exclusion. Il fait chaud à Tambacounda. Le soleil est d'une incandescence notoire. M. Sakho est au four et au moulin, entre son centre informatique ou pris par ses bonnes actions auprès de la communauté des albinos. C'est à bras ouverts qu'il nous accueille et accepte de lever le voile sur leur handicap. Ce jeune homme de 26 ans a fait ses études à Tambacounda sanctionnées par un BAC LP 1 (option anglais ). Mais son attachement à ses congénères fut plus fort et prit le dessus sur la suite de ses études. Ce qui le posa à revenir à sa ville natale, à s'investir dans le créneau de la sensibilisation sur cette malformation qui est perçue comme une malédiction à travers le prisme déformant des coutumes. Portant, l'albinisme n'est qu'une malformation résultant d'un déficit de mélanome qui est une substance facilitant la pigmentation de la peau. En plus, ce déficit n'offre qu'une faible protection contre les rayons solaires. " Il est de notoriété que nous sommes victimes des multiples agressions solaires dans cette région qui connaît un fort ensoleillement. " Sur la base de ce constat, et conscient du sort de la communauté des albinos dont il est partie intégrante, Aboubakry Sakho je jeta à fond dans la bataille de la prise en charge des membres de ce segment de la société sénégalaise. " Ainsi, l'ARAT vit le jour le 21 mai 1999 avec comme pour objectif principal, une meilleure information, donc une meilleure connaissance de ce mal. Après avoir postulé ce postulat , M Sakho a martelé avec force que " les albinos ne sont ni diables , ni démons . Ils sont même capables , avec un bon encadrement être les acteurs de notre auto-développement . Car nous sommes des artisans du refus de la mendicité. Nous avons une digité à préserver et nous entendons aller jusqu'au bout. " La pugnacité et la sagacité de ce frêle jeune ont fini par être payantes car , il est " parvenu à faire quelque chose pour les albinos de Tamba " comme il le dit si bien.
" Ni diables , ni démons "
Compte tenu des spécificités climatiques de la région orientale , il demeure évident que la sur-priorité restait la protection contre le soleil et ses fortes irradiations. "Les résultats auxquels nous nous attendions ne pouvaient être atteints que si nous mettions en place une bonne politique préventive , accompagnée par un palier curatif simple et accessible à l'ensemble de la communauté des albinos de la région. Vous comprendriez que ce n'est pas que nous ayons les yeux plus gros que le ventre , mais c'était parfaitement du domaine du possible. Donc , nous avons démarré l'éducation des albinos qui sont communément vulnérables . Il faut préciser que ce devait être à terme , une sensibilisation à deux sens , car les gens normalement constitués devaient être sensibilisés sur cette malformation et que l'on arrive à cesser de nous considérer comme des diables ou des démons. Nous ne sommes ni l'un , ni l'autre. " En outre , il nus fallait mener des actions concrètes dans le cadre de la réinsertion et de la couverture sanitaire. "a souligné M. Sakho , qui a noté sur un autre plan, le problème de la perception des albinos par certaines sociétés devait être corrigé . Selon le président de l' ARAT , u plan biologique une large part de mères accouchant d'enfant albinos ont des problème d'acceptation de cet enfant différent des autres. Il se noue parfois des drames humains comme l'abandon du nouveau-né , si , ce n'est tout simplement la tentation de le supprimer .Sur un autre registre , près de 50% de couples qui mettent au monde un albinos se disloquent . " Il se fait jour une suspicion souvent morbide sécrétée par l'incompréhension du ère devant un tel phénomène qui pourtant , en lui même, n'a rien de répréhensible . Non, la mère n'a pas trompé le père avec un toubab. Alors qu'elle est souvent mal vue par son entourage qui ne connaît pas l'explication scientifique de ce phénomène . Et en font porter fatalement la responsabilité par l'un des conjoints . " , signale M. Sakho . Certaines sociétés expliquent la naissance d'un albinos comme l'expression d'une malédiction qui s'abat sur le couple et ce nouveau venu dans cercle familial est souvent victime de rejet . Pour M. Sakho , c'est ce faisceau d'incompréhension qui fait souvent que les albinos sont écartés. Par exemple , à l'école élémentaire , le petit albinos vit un véritable enfer . " La majeure partie de mes condisciples m'appelaient toubab à l'école et c'étaient autant d'occasions de se donner des torgnoles et de prendre des coups . Véritable enfer
Il faut avouer que ce n'était pas évident d'être le seul albinos dans une classe de plus de 60 élèves. " a noté M. Sakho qui a fait noter par ailleurs que le plus vexant c'est quand vous croisez quelqu'un il crache par terre à votre hauteur , afin de conjurer le mauvais sort . " . J'ai souvent eu des accrochages à cause de ces inconvenances ; mais maintenant par la grâce de Dieu , j'ai pu transcender les rancoeurs , frustrations , blessures et offenses. Car j'ai mis le temps qu'il fallait pour chercher et comprendre " . Ce que M. Sakho a compris par ailleurs , c'est que " il fallait redoubler d'efforts , se hisser au niveau des gens normaux . Ainsi , j'ai commencé à faire mes preuves. " Et de reconnaître que ce n'était pas de la tarte . " A l'école , je me battais pour être toujours installé à la première table. Je ne cessais de poser des questions aux enseignants sur ce que je ne comprenais pas . Au lycée je sautais volontiers le déjeuner pour ne pas avoir à rentrer à la maison car le soleil darde fort ses rayons en ce moment-là. Je veillais aussi particulièrement sur mes yeux . Ceux que nous avons en face de nous ne savaient pas toujours que c'est à cause de leur comportement du à l'ignorance que nous sommes souvent taciturnes , très nerveux , influençables , vindicatifs et réservés . Seulement quand on apprend à comprendre , on peut passer l'éponge vis -à -vis des toutes les brimades et oppressions que nous subissons " . a ajouté le président de l' ARAT. Par la force d'abnégation et au forceps Aboubakry Sakho a montré le chemin à suivre aux autres membres de la communauté des albinos de la région de Tambacounda. Quelque chose bouge donc à l'est du Sénégal , pour " ces personnes . Notez que 90 % d'albinos qui mendient ont été rejetés par leur famille et n'ont pas bénéficié d'encadrement . Alors que la mendicité elle même est fatale pour les albinos qu ont comme principaux ennemis mortels les rayons du soleil " . Aboubakry Sakho est étonnant de sérénité. Signe particulier : il est albinos. Mais, il a appris à vivre avec sadifference. M. Sakho est l'âme de l'association Régionale pour la Réinsertion des Albinos de Tambacounda ( ARAT). Il est même la fourmi porteuse de l'ARAT qui s'est totalement investie dans la sensibilisation et la promotion des albinos. Selon M. Sakho, ils ne doivent pas être les auteurs de leur propre exclusion. Il fait chaud à Tambacounda. Le soleil est d'une incandescence notoire. M. Sakho est au four et au moulin, entre son centre informatique ou pris par ses bonnes actions auprès de la communauté des albinos. C'est à bras ouverts qu'il nous accueille et accepte de lever le voile sur leur handicap. Ce jeune homme de 26 ans a fait ses études à Tambacounda sanctionnées par un BAC LP 1 (option anglais ). Mais son attachement à ses congénères fut plus fort et prit le dessus sur la suite de ses études. Ce qui le posa à revenir à sa ville natale, à s'investir dans le créneau de la sensibilisation sur cette malformation qui est perçue comme une malédiction à travers le prisme déformant des coutumes. Portant, l'albinisme n'est qu'une malformation résultant d'un déficit de mélanome qui est une substance facilitant la pigmentation de la peau. En plus, ce déficit n'offre qu'une faible protection contre les rayons solaires. " Il est de notoriété que nous sommes victimes des multiples agressions solaires dans cette région qui connaît un fort ensoleillement. " Sur la base de ce constat, et conscient du sort de la communauté des albinos dont il est partie intégrante, Aboubakry Sakho je jeta à fond dans la bataille de la prise en charge des membres de ce segment de la société sénégalaise. " Ainsi, l'ARAT vit le jour le 21 mai 1999 avec comme pour objectif principal, une meilleure information, donc une meilleure connaissance de ce mal. Après avoir postulé ce postulat , M Sakho a martelé avec force que " les albinos ne sont ni diables , ni démons . Ils sont même capables , avec un bon encadrement être les acteurs de notre auto-développement . Car nous sommes des artisans du refus de la mendicité. Nous avons une digité à préserver et nous entendons aller jusqu'au bout. " La pugnacité et la sagacité de ce frêle jeune ont fini par être payantes car , il est " parvenu à faire quelque chose pour les albinos de Tamba " comme il le dit si bien.
" Ni diables , ni démons "
Compte tenu des spécificités climatiques de la région orientale , il demeure évident que la sur-priorité restait la protection contre le soleil et ses fortes irradiations. "Les résultats auxquels nous nous attendions ne pouvaient être atteints que si nous mettions en place une bonne politique préventive , accompagnée par un palier curatif simple et accessible à l'ensemble de la communauté des albinos de la région. Vous comprendriez que ce n'est pas que nous ayons les yeux plus gros que le ventre , mais c'était parfaitement du domaine du possible. Donc , nous avons démarré l'éducation des albinos qui sont communément vulnérables . Il faut préciser que ce devait être à terme , une sensibilisation à deux sens , car les gens normalement constitués devaient être sensibilisés sur cette malformation et que l'on arrive à cesser de nous considérer comme des diables ou des démons. Nous ne sommes ni l'un , ni l'autre. " En outre , il nus fallait mener des actions concrètes dans le cadre de la réinsertion et de la couverture sanitaire. "a souligné M. Sakho , qui a noté sur un autre plan, le problème de la perception des albinos par certaines sociétés devait être corrigé . Selon le président de l' ARAT , u plan biologique une large part de mères accouchant d'enfant albinos ont des problème d'acceptation de cet enfant différent des autres. Il se noue parfois des drames humains comme l'abandon du nouveau-né , si , ce n'est tout simplement la tentation de le supprimer .Sur un autre registre , près de 50% de couples qui mettent au monde un albinos se disloquent . " Il se fait jour une suspicion souvent morbide sécrétée par l'incompréhension du ère devant un tel phénomène qui pourtant , en lui même, n'a rien de répréhensible . Non, la mère n'a pas trompé le père avec un toubab. Alors qu'elle est souvent mal vue par son entourage qui ne connaît pas l'explication scientifique de ce phénomène . Et en font porter fatalement la responsabilité par l'un des conjoints . " , signale M. Sakho . Certaines sociétés expliquent la naissance d'un albinos comme l'expression d'une malédiction qui s'abat sur le couple et ce nouveau venu dans cercle familial est souvent victime de rejet . Pour M. Sakho , c'est ce faisceau d'incompréhension qui fait souvent que les albinos sont écartés. Par exemple , à l'école élémentaire , le petit albinos vit un véritable enfer . " La majeure partie de mes condisciples m'appelaient toubab à l'école et c'étaient autant d'occasions de se donner des torgnoles et de prendre des coups . Véritable enfer
Il faut avouer que ce n'était pas évident d'être le seul albinos dans une classe de plus de 60 élèves. " a noté M. Sakho qui a fait noter par ailleurs que le plus vexant c'est quand vous croisez quelqu'un il crache par terre à votre hauteur , afin de conjurer le mauvais sort . " . J'ai souvent eu des accrochages à cause de ces inconvenances ; mais maintenant par la grâce de Dieu , j'ai pu transcender les rancoeurs , frustrations , blessures et offenses. Car j'ai mis le temps qu'il fallait pour chercher et comprendre " . Ce que M. Sakho a compris par ailleurs , c'est que " il fallait redoubler d'efforts , se hisser au niveau des gens normaux . Ainsi , j'ai commencé à faire mes preuves. " Et de reconnaître que ce n'était pas de la tarte . " A l'école , je me battais pour être toujours installé à la première table. Je ne cessais de poser des questions aux enseignants sur ce que je ne comprenais pas . Au lycée je sautais volontiers le déjeuner pour ne pas avoir à rentrer à la maison car le soleil darde fort ses rayons en ce moment-là. Je veillais aussi particulièrement sur mes yeux . Ceux que nous avons en face de nous ne savaient pas toujours que c'est à cause de leur comportement du à l'ignorance que nous sommes souvent taciturnes , très nerveux , influençables , vindicatifs et réservés . Seulement quand on apprend à comprendre , on peut passer l'éponge vis -à -vis des toutes les brimades et oppressions que nous subissons " . a ajouté le président de l' ARAT. Par la force d'abnégation et au forceps Aboubakry Sakho a montré le chemin à suivre aux autres membres de la communauté des albinos de la région de Tambacounda. Quelque chose bouge donc à l'est du Sénégal , pour " ces personnes . Notez que 90 % d'albinos qui mendient ont été rejetés par leur famille et n'ont pas bénéficié d'encadrement . Alors que la mendicité elle même est fatale pour les albinos qu ont comme principaux ennemis mortels les rayons du soleil " . Aboubakry Sakho est étonnant de sérénité. Signe particulier : il est albinos. Mais, il a appris à vivre avec sadifference. M. Sakho est l'âme de l'association Régionale pour la Réinsertion des Albinos de Tambacounda ( ARAT). Il est même la fourmi porteuse de l'ARAT qui s'est totalement investie dans la sensibilisation et la promotion des albinos. Selon M. Sakho, ils ne doivent pas être les auteurs de leur propre exclusion. Il fait chaud à Tambacounda. Le soleil est d'une incandescence notoire. M. Sakho est au four et au moulin, entre son centre informatique ou pris par ses bonnes actions auprès de la communauté des albinos. C'est à bras ouverts qu'il nous accueille et accepte de lever le voile sur leur handicap. Ce jeune homme de 26 ans a fait ses études à Tambacounda sanctionnées par un BAC LP 1 (option anglais ). Mais son attachement à ses congénères fut plus fort et prit le dessus sur la suite de ses études. Ce qui le posa à revenir à sa ville natale, à s'investir dans le créneau de la sensibilisation sur cette malformation qui est perçue comme une malédiction à travers le prisme déformant des coutumes. Portant, l'albinisme n'est qu'une malformation résultant d'un déficit de mélanome qui est une substance facilitant la pigmentation de la peau. En plus, ce déficit n'offre qu'une faible protection contre les rayons solaires. " Il est de notoriété que nous sommes victimes des multiples agressions solaires dans cette région qui connaît un fort ensoleillement. " Sur la base de ce constat, et conscient du sort de la communauté des albinos dont il est partie intégrante, Aboubakry Sakho je jeta à fond dans la bataille de la prise en charge des membres de ce segment de la société sénégalaise. " Ainsi, l'ARAT vit le jour le 21 mai 1999 avec comme pour objectif principal, une meilleure information, donc une meilleure connaissance de ce mal. Après avoir postulé ce postulat , M Sakho a martelé avec force que " les albinos ne sont ni diables , ni démons . Ils sont même capables , avec un bon encadrement être les acteurs de notre auto-développement . Car nous sommes des artisans du refus de la mendicité. Nous avons une digité à préserver et nous entendons aller jusqu'au bout. " La pugnacité et la sagacité de ce frêle jeune ont fini par être payantes car , il est " parvenu à faire quelque chose pour les albinos de Tamba " comme il le dit si bien.
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