Etienne NASSA
6 Novembre 2003
L'université de Ouagadougou abrite du 04 au 14 novembre 2003, le XIe concours d'agrégation du CAMES des sciences juridiques économiques et de gestion.
Présidée par le ministre des Enseignements Secondaires Supérieur et de la Recherche Scientifique Laya Sawadogo, la cérémonie d'ouverture s'est déroulée à l'ampli-libyen de l'université de Ouagadougou en présence du chancelier et ses collaborateurs, des membres des jurys, des candidats...
Ce XIe concours d'agrégation qui se déroulera du 4 au 14 novembre 2003 va connaître la participation de 59 candidats venus des pays membres de Conseil Africain et Malgache pour l'enseignement Supérieur (CAMES). Trente trois (33) membres de jury auront la lourde tâche d'évaluer le travail des candidats chacun dans sa spécialité. Ce XIe concours d'agrégation concerne cinq sections. Il s'agit du droit public avec dix-sept (17) candidats du droit privé avec seize (16) candidats, quatre (4) candidats pour l'histoire des institutions, les sciences économiques avec douze (12) candidats, et dix (10) candidats pour les sciences de gestion.
La cérémonie d'ouverture qui a marqué le démarrage des travaux de ce XIe concours d'agrégation du CAMES a été l'opportunité pour le secrétaire général de l'institution (CAMES) le professeur Mamadou Moustapha Sall de rappeler le rôle important du CAMES à organiser ce concours qui met à la disposition des Enseignements secondaires et de la Recherche Scientifique, des professeurs agrégés. C'est pour lui des efforts à saluer car ces enseignants agrégés relèveront le niveau des universités africaines. Il a par ailleurs salué le caractère international que prennent les membres des jurys du ce concours, l'accroissement du nombre des candidats. Selon Mamadou Moustapha Sall, le succès du concours d'agrégation est le résultat du soutien de la coopération française, de la communauté française de Belgique, de la contribution de l'Agence universitaire de la Francophonie. Le professeur Mamadou Moustapha Sall a en outre évoqué trois défis majeurs auxquels le CAMES est confronté. En effet, l'institution se bat pour une autonomie dans la prise en charge financière de l'ensemble de ses activités, pour une régularité effective dans la tenue de ses programmes de session et enfin elle souhaite atteindre une pertinence dans la qualité de ses programmes. Le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique a pour sa part loué les efforts du CAMES. Il s'est ensuite appesanti sur les autres missions du CAMES qui sont de promouvoir et de favoriser la compréhension et la solidarité entre les Etats membres, de privilégier une formation auprès des usagers des gouvernements de nos Etats et une formation des pays et des institutions amis. La tenue de séminaires de formation pédagogiques et de formation à la méthodologie, la publication des activités de recherche des enseignants et chercheurs sont aussi les missions entreprises par le CAMES. Pour le ministre Sawadogo, "si ces actions précitées sont bien menées, l'institution fera l'objet de convoitise de la part des pays non membres". Le dénominateur commun du ministre et ses collaborateurs a été de voir tous les candidats réaliser une moisson fructueuse à ce XIe concours d'agrégation.
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