Rabankhi Abou-Bâkr Zida
6 Novembre 2003
Le lancement d'un projet régional dénommé système d'informations géologiques et minières en Afrique de l'Ouest (SIGAFRIQUE) a eu lieu le 4 novembre dernier à Ouagadougou au siège de l'UEMOA.
"Contribuer à l'effort de réduction de la pauvreté en développant des politiques régionales africaines basées sur une valorisation et une diffusion de l'information en sciences de la terre du continent africains et destinés entre autres à la promotion de l'ensemble des ressources minérales, hydrogéologiques et au renforcement des compétences des services géologiques nationaux." Voila résumée la finalité du projet "système d'informations géologiques et minières en Afrique de l'Ouest" (SIGAFRIQUE). Le lancement du projet a eu lieu le 4 novembre dernier à Ouagadougou au siège de l'UEMOA. La mise en place d'un tel projet a été bien accueilli par le président de la commission de l'UEMOA M. Moussa Touré:
"La commission salue fortement cette volonté de mettre en réseau les services géologiques africains". Il s'agira à travers le SIGAFRIQUE de reconstruire à l'échelle régionale le patrimoine de données géoscientifiques et d'économie minière; organiser sa sauvegarde, sa gestion et son accessibilité aux différents acteurs du développement. Ce projet va également assurer la création d'un langage commun à l'Afrique dans le domaine des sciences de la terre et contribuer fortement à la promotion des ressources minérales, hydrogéologiques et au développement économique en attirant les investisseurs. Le SIGAFRIQUE selon ses objectifs va travailler à renforcer les compétences, les connaissances et les expériences dans le cadre d'un dialogue "Nord-Sud" et surtout "Sud-Sud".
Les activités diverses seront menées
Pour sa mise en oeuvre, le SIGAFRIQUE se chargera d'initialiser un réseau entre 11 services géologiques d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est. Il s'agit du Kenya, de l'Ethiopie, a Tanzanie, l'Angola, le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Sénégal, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie. Il sera également institué deux centres régionaux ou points focaux: Dar-es-Salam (Tanzanie) et Ouagadougou (Burkina Faso). En outre, une méthodologie de sauvegarde du patrimoine documentaire sera développée. Il en est de même de la production de cartes de synthèses et le développement d'action de recherche à l'échelle régionale. La formation des opérateurs et utilisateurs est également prévue. A ce titre, il sera organisé 11 ateliers thématiques en Afrique de l'Ouest et autant en Afrique de l'Est.
Le projet SIGAFRIQUE est d'une durée de trois ans. Ils est financé par le ministère français en charge des Affaires étrangères. Le maître d'oeuvre est le Centre international pour la formation et les échanges en géosciences (CIFEG). Le BRGM est l'opérateur principal. Le financement du projet par le ministère des Affaires étrangères français couvre la formation des partenaires africains du projet par le BRGM, le CIFEG et d'autres intervenants ainsi que la mise à niveau de leurs équipements informatiques. Pour l'ambassadeur de France, M. Francis Blondet, "l'approche régionale privilégiée par le projet SIGAFRIQUE correspond bien à la vision d'intégration régionale soutenue par le ministère français des Affaires étrangères. Le secteur des ressources minérales, par son poids économique et social dans les économies africaines est de toute évidence un secteur à encourager. Par sa contribution aux recettes d'exportation et son importance en terme d'emplois, ce secteur constitue un réel potentiel d'ouverture des économies aux investissements nationaux et internationaux et un facteur de mise en valeur et de promotion des ressources naturelles et humaines. Et comme la géologie ignore les frontières, il était temps que des pays africains mettent en commun leur savoir, leurs compétences et leurs connaissances dans le domaine des ressources minérales pour le bonheur des populations.
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