Navalona R.
6 Novembre 2003
A peine décroché un marché de court délai, la plupart des opérateurs oeuvrant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics constatent de grandes pertes en raison de la pénurie de ciment ou de la hausse de son prix, du simple au presque double, s'ils en trouvent.
Pourtant, aucune information ne leur a été donnée sur ce problème sinon ils auraient pu se retirer de conclure un tel marché. Ce qui explique leur grogne en pointant du doigt non seulement les gros distributeurs et fabricants locaux mais aussi les importateurs du ciment.
A titre d'exemple, le CPJ 35 est passé de 27.000 fmg à 33.000 fmg le sac. Quant au CPA 45, son prix a connu une hausse de 37.500 fmg à 43.750fmg. Et ce, en l'espace de quelque temps. Certains détaillants quincailliers ont profité de cette situation pour faire grimper le prix du sac du ciment jusqu'à 55.000 fmg. Pourtant, le coût de la réalisation des travaux est contracté à la base de l'ancien prix du sac du ciment, matière première indispensable pour le secteur du BTP. De plus, ce coût ne peut plus être révisé pour s'adapter à la conjoncture alors que les opérateurs, notamment les PME s'attendaient à un environnement des affaires plus viable à la suite de la détaxation du ciment.
Des gravillons de qualité
Par ailleurs, les usagers réclament la distribution du ciment importé de marque Tiggers faisant l'objet d'une annonce publicitaire dans les médias. « Quoi qu'il y ait une divergence d'intérêts entre les fabricants et les distributeurs du ciment, il ne faut pas que les consommateurs en payent le prix », affirment avec détermination ces opérateurs dans le secteur du BTP. Au moins, que les premiers préviennent en cas de pénurie ou de changement de prix pour protéger ces entrepreneurs.
Côté Holcim, l'un des premiers fabricants et distributeurs de ciment, cette pénurie est due à des facteurs externes, entre autres, la hausse du fret maritime sur le marché mondial entraînant un problème d'approvisionnement en sac, qui plus est non détaxé. Par ailleurs, le nombre des importateurs de ciment a baissé à la suite de la suppression de toutes les taxes au niveau de la douane. Mais ce n'est pas le ciment tout court qui fait la grogne des opérateurs du BTP car les gravillons de qualité commencent également à disparaître sur le marché, accaparés par les entrepreneurs de grande envergure, a-t-on appris !
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Midi Madagasikara. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.