La Rédaction
7 Novembre 2003
Non loin de l'ambassade de Côte d'Ivoire se trouve le siège du Comité national d'éthique selon l'indication d'un panneau planté à quelques encablures du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale.
Le mercredi matin (5 novembre 2003), lorsque nous nous sommes rendus au siège dudit comité, il n'y avait qu'un gardien et sa femme. Les portes étaient hermétiquement closes. Renseignement pris, les hommes et les femmes commis à l'évaluation de l'état de l'éthique au Burkina Faso ne sont pas les locataires du bâtiment rose flambant neuf. Il semblerait que l'entrepreneur qui a mis à neuf le bâtiment attendait toujours le règlement de la facture avant de céder les clés. Nous essayons néanmoins d'entrer en contact avec le comité en appelant le numéro 33-07-71 indiqué sur le panneau. Le téléphone sonne mais il n'y a même pas de secrétaire ou de standardiste pour répondre au coup de fil. Où se trouve donc le local du Comité national d'éthique ?
TELMOB : le 1102 aux abonnés absents
Le 1102, c'est le numéro du service de renseignement TELMOB. Lorsque vous voulez solliciter une aide ou une information auprès de ce service, c'est la croix et la bannière.
Le téléphone sonne normalement mais personne ne le décroche pour vous rendre service. Alors que se passe-t-il au 1102 ? Les agents commis à ce service doivent savoir qu'ils seront constamment sollicités. Un client qui essaie de vous contacter et qui ne reçoit pas une oreille attentive finit par se décourager, par critiquer vos prestations. A quoi sert un service de renseignement qui ne renseigne pas ?
S'il y a un problème de personnel, pensez au recrutement de nouveaux agents pour débloquer la situation. Si par contre c'est quelqu'un qui ne fait pas son travail, aidez-le à comprendre l'importance de la place qu'il occupe au sein de l'entreprise. Il y va de l'image de votre société.
Deux biscuits suscitent une paralysie !
Le lundi 03 novembre 2003 un jeune au nom de Gaston Atanibé qui a quitté Pô pour Ouagadougou s'est endormi dans un car d'une société de la place après avoir mangé deux biscuits avec un inconnu qui occupait le siège voisin.
C'était aux environs de 17 heures que le jeune a quitté la gare de Pô. Il opérait arriver à Ouagadougou avant 20 heures pour pouvoir suivre ses cours le soir dans son collège sis dans la zone du Bois. Ainsi après une escale du car à Nobéré pour le contrôle de douane, son voisin l'a invité à manger avec lui des biscuits. Atanibé refusa. Mais avec les insistances de son hôte, celui-ci a fini par manger les deux biscuits. Il s'est retrouvé dans un sommeil très profond jusqu'à Ouagadougou. A la gare tout le monde était descendu.
Il continue son sommeil seul dans le car. C'est aux environs de 20 heures, 1 heure après l'arrivée du car, que les apprentis l'ont vu toujours coucher sur son siège. Après l'avoir réveillé en vain ceux-ci ont appelé leur patron qui a vite conclu qu'il a bu de l'alcool puis ils l'ont vidé du véhicule.
Atanibé est resté coucher dans la poussière jusqu'à 22 heures, heure à laquelle il a été transporté à Larlé dans la gare principale de la société. C'est finalement une heure après que le jeune s'est réveillé de son profond sommeil après avoir vomi à plusieurs reprises. Ce n'est que le lendemain à 18 heures que Atanibé a pu retrouver ses forces. Il avait été dépouillé de tout son argent. Ne disposant plus d'un rond, Atanibé a emprunté un taxi à crédit pour rentrer chez lui.
Ces genres de faits sont maintenant récurrents dans notre pays. Les faits sont difficilement explicables pour le commun des mortels. Citoyens prudence !
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