Propos Recueillis Par J. F
5 Novembre 2003
Pour le recteur de l'université de N'djamena cette solution facilitera la mobilité enseignants et étudiants de la sous-région.
Les impératifs de formation sont-ils les mêmes pour les pays de la Zone Cémac pour les recteurs des universités suggèrent une harmonisation des programmes comme c'est le cas en ce moment ?
Nous réfléchissons sur la possibilité d'harmonisation de nos programmes pour faciliter la mobilité des enseignants et des étudiants. Un étudiant qui a passé sa première année à l'université de N'djamena peut par exemple valablement se retrouver à l'université de Yaoundé I si les programmes sont harmonisés. Cette harmonisation ne veut pas dire une harmonisation tous azimuts. Elle ne peut se faire que dans des domaines bien précis, notamment dans les filières classiques comme les Lettres modernes françaises pour que les horaires d'enseignement, les intitulés de cours soient les mêmes pour que l'étudiant ait la possibilité de faire valoir ses connaissances dans les universités de la sous-région.
Quel est l'état actuel de l'université de N'djamena ?
Elle se porte porte bien. C'est vrai que nous avons eu quelques années de troubles dus à des revendications d'étudiants qui réclamaient la bourse et les enseignants qui demandaient un meilleur traitement salarial et une amélioration des conditions de travail. Tout est rentré dans l'ordre depuis la rentrée académique 2002/2003. Nous l'avons d'ailleurs terminée dans de bonnes conditions et cette année a commencé aussi dans le calme et la sérénité.
Quelle est l'offre d'enseignement de votre université aujourd'hui?
Nous avons quatre facultés: la faculté des Lettres et Sciences humaines, la faculté des droits et Sciences économiques, la faculté des Sciences exactes et appliquées et la faculté des Sciences de la santé. Nous totalisons 7600 étudiants sur 322 enseignants.
Cette offre répond-elle à la professionnalisation de l'enseignement comme c'est l'exigence aujourd'hui ?
C'est vrai que c'est la préoccupation de toutes les institutions universitaires de nos pays. Il faut réaliser une certaine adéquation entre la formation et l'emploi. C'est ce qui nous a poussé à repenser nos formations. Nous avons créé des filières professionnelles en électro-mécanique, en communication, et informatique appliquée. Cette professionnalisation de l'enseignement est une politique gouvernementale tchadienne.
Qu'est ce qui justifie la fuite de vos étudiants vers les universités étrangères ?
Nous manquons de structures. Nous avons chaque année environ 6.000 bacheliers et l'université ne peut absorber qu'au plus 2000. Cela veut dire les 4000 autres sont des laissés-pour-compte qui doivent se débrouiller par-ci par là et qui se retrouvent dans les universités étrangères. Il y a également un problème financier pour un fonctionnement optimal. La subvention de l'Etat n'étant pas toujours suffisante. Nous souffrons aussi du manque d'encadreurs parce que le ratio enseignant-étudiants n'est pas encore acceptable. Petit à petit, notre gouvernement essayera de remédier à tout cela.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.