Salah Slimani
9 Novembre 2003
La libéralisation du secteur, en 1995, a vu l'implantation de plusieurs compagnies privées et une révision des règles régissant le secteur pour les adapter au nouveau contexte de l'économie de marché
Un appel à manifestation d'intérêt aux consultants en ressources humaines, aux organismes de formation en assurance et aux spécialistes intervenant dans le secteur des assurances a été lancé en prévision du second grand rendez-vous des assureurs nationaux qu'organisera à la mi-décembre prochain l'Union des assureurs et des réassureurs (UAR) et le Conseil national des assurances (CNA). Le thème qui sera à l'ordre du jour de cette rencontre traitera, rapporte l'APS auprès des organisateurs, de «la question des métiers de l'assurance». Cette manifestation sera également une occasion pour les professionnels du secteur de faire le point et de dresser un bilan d'activité du secteur des assurances en Algérie. Un secteur qui, faut-il le souligner, demeure à ses premiers balbutiements. D'après les dernières statistiques, 95% des biens ne sont pas assurés en Algérie. La libéralisation du secteur en 1995 a vu l'implantation de plusieurs compagnies privées et une révision des règles régissant le secteur, qui ont été adaptées au nouveau contexte de l'économie de marché. Il est attendu que le secteur connaisse d'importantes évolutions dans les années à venir eu égard aux potentialités d'investissement existantes et encore non exploitées.
La concurrence farouche qui s'est installée dans le secteur entre les différentes compagnies privées et publiques s'est matérialisée par l'émergence d'une culture de marketing. De nouveaux produits d'assurance sont également venus enrichir le portefeuille des compagnies. L'année 2004 verra l'entrée en vigueur d'un nouveau produit d'assurance obligatoire, à savoir l'assurance contre les risques des catastrophes naturelles (CAT-NAT), un thème de préoccupation depuis le drame de Bab El Oued et le séisme du 21 mai dernier qui a touché des wilayas du centre du pays. L'obligation de cette nouvelle assurance, adoptée récemment par les deux chambres parlementaires, l'APN et le Sénat, devra, pour entrer en vigueur, attendre la promulgation d'un décret exécutif qui définira les modalités d'application. Ce qui est certain, cependant, c'est que ce nouveau produit d'assurance, rendu obligatoire par la force de la loi, constituera un gisement appréciable pour les compagnies d'assurance publiques et privées.
Notons, enfin, qu'outre les conférences en plénière, ce second rendez-vous pour les professionnels du secteur des assurances, ouvrira aux participants des espaces de consultation, d'information et de contact a travers des expositions, des activités de sensibilisation, d'échanges d'expériences et de consultation. «Outre la possibilité d'intervenir durant les débats, un espace approprié sera aménagé pour les consultants et organismes de formation qui souhaitent mettre à la disposition des participants la documentation technique (dépliants, communications écrites, posters) pour faire connaître leurs capacités et compétences», précisent encore les organisateurs.
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