Fraternité Matin (Abidjan)

Côte d'Ivoire: Droit international humanitaire : conseillers généraux et municipaux imprégnés

Marie-Adele Djidje

10 Novembre 2003


Abidjan — Droit international humanitaire (DIH) et l'Action de la Croix Rouge". Tel est le thème du séminaire auquel ont pris part les 5 et 6 novembre derniers les conseillers généraux, les conseillers municipaux et le personnel de l'administration de l'ENA.

Co-organisée par l'Ecole nationale d'administration (ENA) et le Comité international de la Croix Rouge (CICR), cette formation a permis aux participants de s'imprégner de la mission du CICR : fournir protection et assistance aux victimes civiles et militaires des conflits armés et de la violence interne en agissant de manière strictement neutre et impartiale. Trois formateurs étaient commis à la tâche : Monique Nanchan du CICR Hyacinthe Gla de la Croix Rouge Côte d'Ivoire et Issa Koné, spécialiste en Droit humanitaire.

Le choix du thème abordé, selon M. Djé Bi Irié, directeur général de l'ENA, s'est imposé à la direction de la Formation continue de l'institution, "actualité oblige ". Car la crise imposée à la Côte d'Ivoire a placé celle-ci dans une situation de guerre avec son cortège de victimes et de déplacés de guerre. Et le CICR a pris une part active dans l'aide apportée aux victimes dans les zones assiégées. Il a apporté protection et assistance sanitaire et alimentaire aux blessés, aux déplacés etc.

M. Pierre Ryter, le délégué régional du CICR, s'est dit très attentif aux efforts incessants consentis par l'ENA depuis bientôt trois ans en vue de l'intégration du DIH dans son cursus académique. Faisant allusion aux récents événements survenus en Côte d'Ivoire, il a fait observer que cette crise aura fait comprendre que la paix était non seulement la plus grande des richesses des nations, mais aussi une denrée très fragile à préserver. Le CICR, indiquera-t-il, est particulièrement préoccupé par les conséquences humanitaires du conflit. Surtout par le sort de ces dizaines de milliers de personnes jetées sur la route de l'exode en Côte d'Ivoire. " Ces victimes n'ont pas seulement des besoins, mais elles ont aussi des droits", souligne M. Ryter.

Le dernier jour de la formation a été une étude de cas. Les séminaristes étaient dans une situation fictive qui les a conduit à jouer un rôle et à prendre une décision en vue d'améliorer le sort des victimes d'un conflit armé.

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