10 Novembre 2003
Un arrêté conjoint signé, le 22 octobre dernier, par les ministres des Finances et du Budget, et de l'Administration territoriale et de la décentralisation répartit la subvention de l'Etat aux partis politiques, au titre de l'année 2003. D'un montant de 199 999 984 F CFA, l'enveloppe est répartie entre, d'une part, les partis ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés lors des dernières législatives au prorata de leur suffrage , et d'autre part, les partis politiques légalement reconnus et ayant pris part à au moins un scrutin. L'ADF/RDA, le CDP et le PDP/PS, qui appartiennent au premier groupe, se partagent 100 millions de F CFA, reçoivent respectivement 18 300 000 F CFA, 71 550 000 F CFA et 10 150 000 F CFA.
Dans le second groupe, 42 partis se partagent la cagnotte de 99 999 984 F CFA, à raison de 2. 380 952 F CFA par parti. Dans ces deux listes, il n'apparaît nulle part le nom de l'UNDD, dont le président a assumé la direction de l'ADF/RDA lors des législatives 2002.
Partis extra-parlementaires: le COPEC en gestation
La Coordination des partis extra-parlementaires (COPEC) devrait bientôt voir le jour. Le Parti national des patriotes (PNP), le Rassemblement des républicains (RDR), l'Union pour la démocratie et le développement (UDD) et le Front pour l'intégration et le développement social (F/IDES) veulent ainsi jouer " pleinement" leur partition dans le processus démocratique au Burkina Faso. Cette alliance, dirigée par le PNP de Idrissou Kouanda, entend définir des stratégies "efficaces et efficientes" susceptibles de lui permettre d'être un " acteur incontournable " dans l'arène politique nationale.
Dans cette optique, le COPEC a décidé de s'inscrire dans la légalité en introduisant une demande de récépissé de reconnaissance auprès du ministère de l'Administration territoriale et de décentralisation.
Tentative présumée de putsch: le lieutenant Minoungou se porte mal
Le lieutenant Philippe Minoungou, accusé de "complot" et d'"atteinte à la sûreté de l'Etat", a piqué une crise dans la matinée du 5 novembre dernier. Il a alors été conduit à l'hôpital Yalgado Ouédraogo pour y recevoir des soins d'urgence.
Jusqu'à vendredi, il était dans le coma. Mais son état de santé se serait par la suite amélioré. Le lieutenant Minoungou présentait, dit-on, des signes de souffrance avant son arrestation. Le président du Front des Forces sociales (FFS), Norbert Tiendrébéogo, lui, a été entendu par le juge d'instruction le mercredi 5 novembre.
CHR de Fada : le plafond s'effrite
Le Centre hospitalier régional de Fada a besoin d'une cure de rajeunissement. Visiblement, les locaux doivent subir des travaux de rénovation. Il suffit de regarder le système d'isolation qui tombe du toit. La laine de verre utilisée comme plafond s'échappe par endroits. La question est de savoir quand est-ce que les travaux vont commencer. Actuellement, aucune étude n'est disponible au Burkina sur la toxicité de la laine de verre.
Mais il est urgent de réparer ce plafond en mettant en oeuvre le projet de réhabilitation. Depuis 1972, le CHR n'a pas encore été réhabilité.
Soutien aux Etalons : le ministre des Sports tente une conciliation
Il n'est un secret pour personne : le Burkina compte deux structures de soutien aux Etalons. Pour éviter que cela ne soit source de discorde au sein des supporters, le ministre des Sports a entrepris de rencontrer le comité et la coordination de soutien aux Etalons au cours de cette semaine.
Oppositions africaines : le projet de Hermann Yaméogo
La crise post-électorale qui prévaut en Mauritanie ne laisse pas indifférent Me Hermann Yaméogo, président de l'UNDD. Me Yaméogo estime qu'un devoir de solidarité doit lier les opposants africains surtout quand ils sont en difficulté comme c'est le cas en Mauritanie.
Le président de l'UNDD est en train de mûrir la réflexion autour d'un réseau de toutes les oppositions africaines, indépendamment de leurs convictions idéologiques. Car, pour lui, les oppositions africaines sont confrontées aux mêmes problématiques. Et seule l'union peut leur permettre de les résoudre.
Le Premier ministre à Tougan
Le Premier ministre (PM), Ernest Paramanga Yonli, effectuera sa toute première visite officielle à Tougan, capitale du grand Sourou les 12 et 13 novembre 2003.
Il donnera le top départ de deux grandes cérémonies: la première, le lancement des activités du Projet sectoriel des transports (PST) du ministère des Infrastructures, des Transports et de l'Habitat. La seconde, sous l'égide du ministère d'Etat, ministère de l' Agriculture et des Ressources halieutiques, concernera la réhabilitation tant attendue du barrage de Tougan. La plupart des membres de l'équipe de Yonli II feront le déplacement. Depuis, Tougan est en train d'être réhabilité. Qui est fou ? Safiatou Yonli, épouse du PM, est native de Tougan. C'est avec une fierté légitime que les ressortissants du Sourou à Ouaga, Bobo et ailleurs s'affairent pour attendre leurs illustres hôtes.
Policiers sans quittanciers
Quoi de plus normal qu'un policier verbalise un usager de la route qui commet une infraction. Cependant, là où le bât blesse, c'est lorsqu'après avoir déclaré le montant de la contravention et que l'usager se dit prêt à régler sur place, le même agent, prétendant n'avoir pas de quittancier, vous invite à venir le lendemain au commissariat de police pour retirer votre engin.
On connaît les nombreux désagréments que subissent les usagers de la route. Il y a notamment le risque de voir vos engins esquintés du fait du manque de soins lors de l'embarquement dans le véhicule de la police, obligation ensuite de reporter à plus tard certaines urgences ayant trait à une question de vie ou de mort. Il est souhaitable que la police évite aux usagers de telles situations préjudiciables à leur liberté de mouvement.
Lycée de Pouytenga: levée de bouclier contre le maintien d'une élève
Le maintien d'une élève pourtant exclue, au lycée départemental de Pouytenga dans la province du Kouritenga, provoque des remous au sein de l'établissement. La fronde vient des professeurs qui protestent contre non seulement le maintien de l'élève, mais aussi son passage en classe supérieure. Le mouvement contre ce qui est considéré comme du 2 poids, 2 mesures (d'autres élèves dans la même situation n'ont pas eu ce traitement de faveur), a été à l'origine de journées sans cours les 27, 30 octobre et 7 novembre derniers.
Le CSI s'apprête à publier son rapport 2002
Les présidents d'institutions se succèdent à la présidence du Faso pour la remise de leurs rapports annuels d'activités. Après le Médiateur du Faso, c'est le tour du président du Conseil supérieur de l'information, Luc Adolphe Tiao, d'aller remettre le rapport 2002 de son activité. Le rituel sera accompli le 24 novembre 2003 à 9 h.
Dispute entre 2 mendiants
L'histoire s'est déroulée aux feux de signalisation de la grande mosquée de Ouagadougou. Un mendiant aveugle, assis sur le trottoir, tendait sa sébile à coups de bénédictions à un chauffeur en stationnement; C'est alors qu'arrive également une mendiante jouissant apparemment de toutes ses facultés.
Celle-ci, d'un ton sec et insistant, interpelle le même chauffeur à qui le premier mendiant tendait sa sébille. Excédé par l'intrusion de la mendiante sur son " territoire", le mendiant invective la mendiante en ces termes : " quitte là-bas oui ! c'est la force non" ? Sur ce, le chauffeur démarra en trompe en riant aux éclats, laissant les deux mendiants à leur dispute.
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