Daouda Mané
11 Novembre 2003
Les rideaux de la 6è conférence d'Africagis sont tombés ce vendredi sur une note d'espoir : l'engagement ferme des scientifiques à doter le Népad de toute l'information dont il a besoin pour atteindre les objectifs qu'il s'est fixés.
À cette occasion, le directeur technique du Centre de Suivi Ecologique, M. Assize Touré a noté que les recommandations issues de ces quatre jours de réflexion sont nombreuses. Cependant, 6 points importants ont été dégagés. Il s'agit entre autres de la " nécessité d'améliorer les systèmes de communication pour l'accès aux données de la géo-information ; de développer les infrastructures de géométrique ; d' assurer la disponibilité des données des technologies spatiales (réseautage) ; de prendre en compte ces données dans la prise de décision ; d'intégrer le concept d'approche participative ; enfin, de prendre en compte l'initiative Tiger pour le renforcement des capacités ". Auparavant, les conclusions de deux ateliers ont été présentées. Elles insistent sur " l'utilisation des données Landsat pour répondre aux objectifs du Népad, le règlement des problèmes de terminologie, d'archivage et des échanges ". Bref, il s'agit de tisser la toile de la géomatique pour " une nouvelle façon de voir ", comme le fait remarquer André Bassolé, président du Comité international d'organisation.
Il souligne que cette conférence d'Africagis a été une " rencontre d'échanges entre les membres qui envisagent ensemble l'avenir des technologies géo-spatiales à travers le prisme du Népad ", afin que " cette idée géniale des Chefs d'Etat " puisse atteindre ses objectifs. Il pense que l'édition a été " remarquable " eu égard au nombre de participants (360 venant de 50 pays dont 32 africains), de communications (137) et d'exposants (32) en rappelant que cette organisation a coûté 80 millions de F CFA. Si les recommandations issues de cette conférence ont été appréciées par tous, des scientifiques ont insisté à ce que le message envoyé à l'endroit du Nepad apparaisse clairement dans les résolutions finales. Selon certains chercheurs, il est nécessaire de régler le problème des infrastructures en géo-information et le partenariat entre le secteur privé et public pour la réussite du Nepad. Pour d'autres comme M. André Bassolé, il faut inciter les institutions panafricaines à renforcer la collaboration et à travailler dans le même sens, de manière à atteindre les objectifs du Nepad.
La question Genre est aussi à retenir. Clôturant la conférence au nom du ministre de l'Environnement et de l'Assainissement, M. Amadou Moctar Niang, Conseiller technique, directeur du CSE et président du comité local d'organisation a exprimé toute sa joie. Pour lui, si le Nepad est " un atout majeur " eu égard au consensus constaté au niveau des Chefs d'Etat, la conférence d'Africagis a atteint son objectif en offrant son service pour la consolidation de ses résultats. Il a en outre décerné une mention spéciale aux organisateurs tant nationaux qu'internationaux.
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