Navalona R.
12 Novembre 2003
Environ 1000 milliards de nos francs. Telles sont les recettes obtenues par l'Etat malgache en 2001, par l'exploitation de toutes nos ressources halieutiques en matière de pêche et d'aquaculture, selon le directeur général du développement des ressources animales et halieutiques, Ratolojanahary Marius. Ces recettes comprennent les ressources en devises de l'exportation de ces produits ainsi que les redevances sur les licences de pêche.
Tendance à la hausse
Notons que les captures totales réalisées pour cette année se sont élevées à plus de 133.600 tonnes alors que les objectifs fixés étaient de 149.000 tonnes au minimum. Quant à la production destinée à l'exportation, une tendance à la hausse de 10,3% par an en moyenne, a été constatée ces dernières années. Celle-ci a aussi dépassé les prévisions de l'année 2001, d'après les exposés établis par le consultant de la FAO, Zbignieuw Kasprzyk, lors d'un atelier de finalisation du plan directeur du secteur pêche et aquaculture, organisé conjointement par le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et la FAO.
Par ailleurs, environ 90% des produits d'exportation du secteur proviennent de la pêche et aquaculture industrielle de crevettes, qui est la première source de recette en devises du pays. Tandis que le reliquat constitue la production de la pêche traditionnelle maritime. Ratolojanahary Marius a également souligné que les conserves de thon venaient en deuxième position en matière de ressources en devises d'exportation, notamment par le biais de la vente de licence de pêche aux armateurs en provenance de l'Union Européenne et des pays asiatiques. Pour ces derniers, qui sont spécialisés dans l'exploitation des palangriers, les redevances sur les licences de pêche ont enregistré une hausse de 125.000$, soit à peu près 750 millions de nos francs, à 1.016.000$, ou plus de 9 milliards de Fmg.
Emplois supplémentaires
Concernant la production de poissons, notamment dans l'aquaculture en eau douce et la rizipisciculture, le ministère de tutelle n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour son développement. Des réempoissonnements par le biais de déversement de produits d'alvins ont été récemment effectués, dans les lacs à fort potentiel d'exploitation. Mais quoique les ressources halieutiques et aquacoles soient renouvelables, leur exploitation devrait être gérée de manière rationnelle pour les préserver aux générations futures. C'est la raison pour laquelle tous les acteurs concernés par cette filière se sont réunis depuis hier jusqu'à ce jour à l'espace Dera pour valider ensemble le plan directeur de la pêche et de l'aquaculture de 2003 à 2007. L'évaluation de stock de production, la gestion d'exploitation et de commercialisation, la pérennisation de ces ressources halieutiques et l'intensification de la collecte et de la vente des poissons de pêche et d'élevage pour le marché local. Tels sont les grands axes stratégiques à étudier durant cet atelier. Les études d'impacts environnementaux ne sont pas non plus en reste.
Force est de constater que ce secteur pêche et aquaculture procure des retombées socio-économiques positives pour Madagascar. En effet, outre la principale source en devises, il génère des emplois supplémentaires, qui sont au nombre de 14.000 en 2001.
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