Demba Silèye Dia
12 Novembre 2003
Les artistes sont issus d'horizons divers, mais qu'ils se retrouvent dans le langage universel qu'est la danse. Pendant une semaine, Tananarive sera dans un climat de joie, de convivialité, de compétitions saines et d'échanges fructueux.
"Andao handihy, izao !" (Dansons, maintenant !, en malgache). La cinquième édition des Rencontres chorégraphiques de l'Afrique et de l'Océan Indien, dénommée Sanga III (parce que c'est la troisième fois que ce festival biennal se tient à Antananarivo) a démarré par une cérémonie officielle d'ouverture qui a eu lieu samedi dernier au Palais national de la culture et des sports Mahamasina. Prononçant le mot d'ouverture, le vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques, de travaux publics, du transport et de l'hydraulique terminera son discours par la phrase : "Au-delà du concours, tous dans la danse, pour la joie et le bonheur d'être ensemble". Selon lui, la danse exprime l'identité. "L'important est de donner aux artistes en général et aux danseurs en particulier, les moyens de s'exprimer", dit-il, avant d'ajouter que la diversité culturelle qui caractérise la Grande Ile la situe entre l'Afrique et l'Asie.
Après le représentant du président de la Délégation spéciale d'Antananarivo qui souhaite de voir la danse africaine incontournable, le ministre de la Culture Mme Louise Odette Rahaingosoa lance : "Dansons à volonté et que la fête soit belle". Elle ajoute que la chorégraphie et la danse contemporaines sont déjà bien ancrées dans les coeurs à Madagascar, n'étant plus l'affaire d'une minorité d'initiés et de privilégiés. Pour elle, "tout ce qui est art doit nous interpeller. La danse est dans nos gènes, le rythme est dans notre sang. par ailleurs, la culture n'est pas un précepte figé, tourné irrémédiablement vers le passé. la culture est dynamique et évolutive. Car elle est l'expression de perceptions et de sentiments qui inspirent et animent les hommes à travers l'évolution de leur histoire. nous nous devons donc de nous ouvrir sans complexe ni frilosité à la chorégraphie et à la danse contemporaine pour être au diapason de la culture en marche".
Alors, Sanga 3, en plus d'être un rendez-vous professionnel est, dans sa programmation diversifiée et de qualité, aussi une véritable manifestation populaire ancrée dans la vie, investissant plusieurs espaces dans la ville, même les milieux les plus démunis. Pendant une semaine, Tananarive sera dans un climat de joie, de convivialité, de compétitions saines et d'échanges fructueux. L'ouverture a été animée par des groupes venus de différentes régions du pays, mais aussi par les compagnies de Bakomanga et de Rary (le lauréat de la dernière édition).
Pendant une semaine, les manifestations vont se dérouler au Centre culturel français Albert Camus, au Palais des sports et de la culture, au Théâtre Isotry, à l'esplanade du quartier Analakely "Plate-forme", à la gare Soarano Et le Sénégal est représenté par Papa Ibrahima Ndiaye et la compagnie Dialaw'Art. Tandis que l'on a Rémy Sagna dans le jury du concours. Les autres compagnies en compétition viennent de l'Ethiopie, de l'Afrique du Sud, du Niger, du Nigeria, du Mali, du Tchad, de l'Egypte, du Mozambique, du Cap-Vert et du Burkina Faso.
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