Source: Icicemac
12 Novembre 2003
Sous l'ancien régime et après la tentative échoué du coup d'Etat du 25 octobre 2002, les chefs d'Etat de la Cemac ont décidé au sommet de Yaoundé d'octroyer une assistance financière à la Rca afin de l'aider à alléger les effets nocifs des crises récurrentes qu'elle a connues.
Au sommet de la Communauté des Etats Sahelo-Sahariens à Khartoum, les chefs d'Etat, membres de cette organisation régionale ont pris la même décision parce qu'ils avaient perçu la dimension économique des troubles militaro-politiques. Après le sursaut patriotique du 15 mars 2003, les chefs d'Etat de la Ceemac après avoir reconnu le régime de Bangui, n'ont pas hésité d'attribuer 5 milliards de F CFA à celle-ci. Les aides budgétaires octroyées par la France (700 millions de F CFA) et la Guinée équatoriale (1 milliard de F CFA) ajoutées aux 1 milliard 250 millions de F CFA que doivent les opérateurs économiques libanais à l'Etat au titre des Tva permettront au gouvernement de transition d'éponger partiellement ses arriérés de salaires.
Initialement, des voix s'élèvant à travers le monde pour inviter les centrafricains à résoudre politiquement les crises qu'ils connaissent. Aujourd'hui, plus d'une semaine après le débat inter-centrafricain qui a pris plus d'un mois, on se rend compte que sur le plan social, il y a de l'électricité dans l'air. Les travailleurs du secteur public en général et les enseignants en particulier sont mécontents parce qu'ils n'ont pas pu préparer la rentrée scolaire de leurs enfants. Un espoir demeure cependant. La France a déclaré qu'elle pèsera de tout son poids dans les prochaines négociations avec l'Union Européenne pour aider le gouvernement centrafricain à avoir les moyens nécessaires à la bonne conduite de la transition. L'autre piste à explorer demeure celle de la Cen-Sad. Dans un passé récent, l'ancien Ministre libyen chargé de l'Union Africaine Ali Triki a déclaré à la presse que son pays, la Libye avait déjà mis sa contribution à la disposition de la Cen-Sad. Il restait donc les contribution des autres Etats membres de la Cen-Sad pour constituer le fond d'assistance, à la République Centrafricaine.
A l'époque s'il y avait des réticences, celles-ci étaient fondées parce que la priorité de l'époque était l'assistance aux rebelles du Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba, aux mercenaires de Paul Baril et ceux d'Abdoulaye Miskine pour sauver le régime chancellant de Patassé. Les aides octroyées à la Rca par les pays amis étaient détournées. Les exemples des dons libyens et japonais suffisent pour prouver cette assertion. Pour l'heure, la situation de trésorerie a conduit les autorités centrafricaines à retomber dans le cycle des arriérés de salaire. Cette situation porte un coup à l'économie nationale et par voie de conséquence à la transition. Les dirigeants centrafricains doivent développer une diplomatie agressive et diversifiée. Les princes du pouvoir peuvent développer les relations de coopération avec les pays du Sud sans pour autant léser les partenaires du Nord ce n'est que de cette manière qu'ils pourront tirer leur épingle du jeu.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2003 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.