Alassane Karama
14 Novembre 2003
Un atelier de réflexion sur la problématique de fonctionnement des centres sociaux au Burkina Faso a ouvert ses portes le jeudi 12 novembre 2003 au Centre de formation et de perfectionnement en travail social (CFPTS), sous la présidence de Mme Mariam Lamizana, ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale (MASSN).
Cet atelier, organisé avec l'appui financier de l'ambassade des Etats-Unis et prévu pour durer trois jours (12 - 14 novembre), va permettre de donner un nouveau souffle à ces centres.
"Améliorer le fonctionnement des centres sociaux oeuvrant actuellement à l'encadrement et à la formation des jeunes filles déscolarisées, démunies et désemparées", c'est dans cette optique que se tient l'atelier de Ouagadougou. Des participants, constitués d'acteurs intervenant directement dans les centres sociaux et désignés en fonction de leur expérience et de leurs compétences, devront chercher les voies et moyens pour les redynamiser.
Mme Mariam Lamizana, ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, a insisté sur la nécessité de cet atelier. Selon elle, "il convient d'améliorer les prestations de service des centres sociaux au regard du contexte actuel de globalisation où seule l'excellence paie".
En effet, les nombreux centres (environ 90) que compte le Burkina manquent souvent de professionnalisme. Ainsi, à travers le présent atelier, il s'agira de revoir les conditions globales de création de centres sociaux et de doter ces derniers d'un contenu plus solide, mieux adapté aux réalités du terrain.
Par exemple, les séminaristes vont étudier les possibilités de décentralisation des centres sociaux, notamment en milieu rural, car jusqu'à présent "nous pouvons constater une concentration de ces centres en milieu urbain" a relevé Mme Agnès Kaboré directrice générale de l'Action sociale. Les activités qui ont débuté le 12 novembre s'inscrivent dans un processus de prise en compte des préoccupations des femmes et des jeunes filles des villes et des campagnes. Ces groupes dits vulnérables, rencontrent des problèmes qui limitent leur promotion économique. Au nombre de ces problèmes, Mme le ministre a cité entre autres, les surcharges de travail, les difficultés d'accès aux moyens et facteurs de production, la persistance des entraves sociologiques.
Pour venir à bout de toutes ces difficultés, Mme Lamizana a invité les séminaristes à "faire sans complaisance l'inventaire des problèmes inhérents au fonctionnement des centres sociaux, et faire des propositions concrètes pour la dynamisation de ces structures. Elle a par ailleurs confié aux participants que "le ministère tient beaucoup aux conclusions de vos travaux et je veillerai personnellement à donner une attention particulière à l'examen des recommandations que vous viendrez à formuler".
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