A. Sambou
14 Novembre 2003
Le ministère des Sports entend mettre les moyens adéquats à la disposition des "Lions" du football, mais aura la haute main sur la gestion de cette campagne tunisienne.
Pour l'édition 2004 de la CAN en Tunisie (24 janvier - 14 février), l'État entend mettre les moyens conséquents à la disposition des "Lions". Sur les ondes de Sud Fm, le ministre d'État, ministre des Sports, Youssoupha Ndiaye a révélé que l'Etat « va dégager un budget d'un peu plus d'un milliard et demi pour la CAN 2004 ». Invité du jour de la radio de l'immeuble Fahd, le ministre a aussi manifesté son intention de prendre en main la gestion de cette campagne tunisienne. Ainsi, contrairement à son prédécesseur qui avait monté une structure dénommée "Comité foot 2002" pour gérer l'édition malienne, cette fois, c'est le ministère qui gère tout. D'après Youssoupha Ndiaye, cette structure présidée par l'ancien ministre Joseph Ndong en personne, n'a jamais existé, « parce qu'elle n'a pas des bases juridiques légales pour exister ». En fait, le moins que l'on puisse dire c'est que le ministre doute de la transparence de la gestion de la dernière campagne. Fidèle donc à ses convictions, le ministre entend procéder à des ruptures dans la gestion de la chose publique. C'est la raison pour laquelle, il entend confier cette mission à des agents de son ministère. D'autant plus que, « ce sont les fonds publics qui vont être utilisés, les dépenses se feront par les agents du ministère ». Et pourtant, le "Comité foot 2002" a été cogéré par le ministère et la Fédération sénégalaise de football de l'époque. Cette cellule chargée de la préparation, de la coordination et du suivi de la CAN et de la Coupe du monde 2002 était, en effet, composée par le ministre et ses proches collaborateurs d'une part et le Bureau fédéral d'autre part.
Par rapport aux changements qu'il mène au niveau du département, le ministre dit être à la « recherche de l'efficacité ». « Nous sommes à la recherche d'une équipe de gens travailleurs, compétents, expérimentés », justifie-t-il. La dernière mesure en date est celle portant nomination de Ibou Ndao Kébé à la Direction de le Haute compétition (DHC). Le constat qui se dégage en réalité, c'est que le ministre veut désaisir la FSF de certaines prérogatives. Notamment sur la gestion des compétitions internationales. C'est en substance ce que laisse entendre le ministre à travers les ondes de Sud Fm.
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