I.h.
17 Novembre 2003
L'emploi constitue sans nul doute l'un des axes majeurs du programme de développement du Président Ben Ali. Pour insérer les jeunes diplômés de l'enseignement supérieur dans la vie économique et professionnelle, leur donner le maximum de chances d'évoluer et de s'intégrer parfaitement dans leur environnement, le gouvernement a misé sur l'employabilité des diplômés, par la mise en place de mécanismes de formation professionnelle à même de consolider les potentialités de chacun et de faciliter leur entrée dans le marché du travail.
Dans cette optique et afin de poursuivre les efforts engagés dans ce sens, une série de mesures a été mise en place pour résorber le chômage et assurer l'équilibre entre l'offre et la demande. En quoi consistent ces mesures ? Il s'agit dans un premier temps de mettre en oeuvre un programme prévoyant pour l'année 2004 10.500 postes d'emploi pour les jeunes, dont 1.000 dans la fonction publique, outre la création de 8.400 postes d'emploi prévus dans le cadre du budget de l'Etat de l'année 2004. Afin d'inciter les entreprises privées à recruter des diplômés de l'enseignement supérieur, le gouvernement participera à raison de 50%, mais dont le montant ne dépasse pas 250 dinars, au salaire qui sera versé par la société privée au diplômé qu'elle aura recruté et intégré dans son personnel. Cette mesure sera notamment appliquée aux entreprises qui recrutent pour la première fois des diplômés de l'enseignement supérieur et aux petites et moyennes entreprises qui ont adhéré au programme de développement régional.
Par ailleurs, pour favoriser l'initiative privée et encourager les demandeurs d'emploi à s'installer à leur propre compte, l'Etat prévoit un programme destiné à promouvoir le travail indépendant. Ce dernier profitera à 500 demandeurs d'emploi répartis sur toutes les régions, qui bénéficient de l'encadrement nécessaire pour monter des projets. En outre, le ministère de l'Emploi organisera des stages de formation de courte durée en faveur de 2.500 diplômés de l'enseignement supérieur au cours de l'année prochaine, en vue de leur recrutement dans un emploi salarié ou de leur installation pour leur propre compte, sans compter que des avantages seront accordés aux jeunes promoteurs de projets qui bénéficieront notamment d'un report de leur cotisation au régime légal de la sécurité sociale d'une année, à dater du démarrage de leur projet.
S'agissant de la formation spécialisée, il sera, par ailleurs, procédé à la mise en place d'un programme ayant pour objectif à travers l'organisation de cours et de stages de formation dans plusieurs spécialités dont notamment la gestion - les diplômés participeront à des stages pour apprendre à titre d'exemple comment gérer un projet - de doter ces jeunes désireux de s'installer à leur propre compte des compétences nécessaires pour monter un projet. On apprend que 500 jeunes bénéficieront de ce programme qui sera décliné sous forme de cycles et de stages de formation pratique d'une année dans des entreprises où ils pourront acquérir l'expérience nécessaire pour le démarrage de sociétés similaires. D'ailleurs, les diplômés bénéficieront au cours de ces stages des mêmes droits que les promoteurs de projets, à savoir l'octroi d'une bourse de formation et la sécurité sociale. Il y a lieu de noter que 60 cycles de formation ont été organisés en 2003 au profit de 4.000 jeunes dont 2.000 diplômés de l'enseignement supérieur. Cette formation sera maintenue l'année prochaine, au cours de laquelle 210 cycles de formation seront organisés au profit de 5.250 jeunes dont 2.500 diplômés de l'enseignement supérieur. Quant aux stages d'initiation à la vie professionnelle (SIVP), qui, selon des études réalisées par le ministère de l'Emploi, ont donné dans 87% des cas étudiés un sérieux coup de pouce au recrutement des diplômés, il a été décidé de procéder à leur augmentation afin de toucher 12.000 stagiaires en 2004, soit 5.000 de plus comparé à l'année 2003.
D'autre part, selon une autre étude du ministère, 67% des demandes d'emploi restées sans réponse proviennent d'étudiants diplômés de spécialités telles que les langues, le droit, les sciences humaines ou la gestion qui génèrent peu de postes d'emploi. Afin de pallier cette situation, le ministère recourra à des outils tels que le Fonds national de l'emploi (21-21) pour financer des cycles de formation et de recyclage dans des spécialités (multimédia, communication) qui s'adaptent mieux aux besoins du marché actuel. Le programme mis en place dans ce cadre pour l'année 2004 prévoit le recyclage de 4.000 jeunes diplômés de l'enseignement supérieur dans des spécialités qui ont été définies récemment par des commissions sectorielles qui ont regroupé des représentants de différents secteurs et des chefs d'entreprise. 170 spécialités ont été en tout et pour tout définies. En outre, pour exécuter ce programme, une commission sera désignée pour identifier les besoins de formation dans ces spécialités ainsi que les structures de formation professionnelle et les centres techniques qui se chargeront dans le cadre d'un partenariat avec les universités d'assurer la formation de ces diplômés.
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